Gino Gylain: "Il y a beaucoup de projets en chantier. Un stade ne peut pas être une cathédrale déserte durant l'année. La rentabilité est un problème important. Le football est au centre du débat. Il faut que l'équipe soit attrayante, c'est évident. Nous avons des loges. Dix exactement et elles sont louées durant l'année à Berlitz et au centre régional des langues pour qui ce sont les locaux parfaits. Le stade deviendra de plus en plus un centre d'affaires, de conférences, de séminaires, de points presse, etc. Tout cela génère des flux financiers et donc relationnels pour le club et la ville. Nous avons uni ...

Gino Gylain: "Il y a beaucoup de projets en chantier. Un stade ne peut pas être une cathédrale déserte durant l'année. La rentabilité est un problème important. Le football est au centre du débat. Il faut que l'équipe soit attrayante, c'est évident. Nous avons des loges. Dix exactement et elles sont louées durant l'année à Berlitz et au centre régional des langues pour qui ce sont les locaux parfaits. Le stade deviendra de plus en plus un centre d'affaires, de conférences, de séminaires, de points presse, etc. Tout cela génère des flux financiers et donc relationnels pour le club et la ville. Nous avons uni le sport et la culture: expositions Rodin et Eté Dali, c'est primordial. Il faut que le sport s'ouvre à tout cela et je vois que cela intéresse nos joueurs car ils participent à nos initiatives. J'organise des petits déjeuners sport-affaires qui sont très suivis. Quand des personnages comme Guy Quaden, le Gouverneur de la Banque nationale, Michel D'Hooghe ou Alain Courtois viennent, nos sponsors apprécient". Est-ce que les sponsors ne risquent pas de se détourner du sport, surtout du football, et de s'intéresser un peu plus à la culture? Après un match, il y a toujours un perdant alors que la musique, par exemple, est toujours gagnante après un concert?J'ai examiné ce thème de réflexion avec Adrien Vanden Eede, qui collabore avec l'Excelsior de Mouscron. Il faut y réfléchir et bâtir des ponts entre la culture et le sport, c'est ce que faisons. Mouscron n'est pas Bruxelles, mais quand on vient chez nous, qu'on découvre la chaleur de l'accueil, on y revient.Y aura-t-il un jour un départ du Tour de France devant votre stade?Jean-Marie Leblanc, directeur du Tour de France, qui est nordiste, devrait être bientôt un des invités de nos petits déjeuners. Il m'a dit que cela l'intéressait et je devrais le rencontrer très prochainement, le 16 juin, à ce propos. Quand j'étais encore journaliste sportif au Laatste Nieuws, j'ai suivi toute une Vuelta dans la même voiture que lui. Il couvrait le Tour d'Espagne pour L'Equipe. Nous avons sympathisé et les contacts n'ont jamais été rompus. Je vais lui proposer quelques idées qu'on pourrait très bien orchestrer dans notre région. Mouscron est un carrefour. Il n'existe pas de championnat d'Europe sur route en cyclisme. Pourquoi pas? N'est-ce pas le moment de l'organiser? Mouscron est parfaitement capable de le faire. Chez nous, nous avons déjà le Tour des Régions Wallonnes, le Franco-Belge, dirigé désormais par Jean-Luc Vandenbroucke, et même les Trois Jours de La Panne apprécient notre hospitalité. J'ai pour mission d'en parler avec Jean-Marie Leblanc et j'en profiterai pour évoquer l'idée d'une étape ou même du départ du Tour de France à Mouscron. Mais c'est parce que le club de football est bien organisé qu'on peut parler de liens avec l'art, la culture, le cyclisme, etc. Les investissements consentis en faveur du football rapportent à d'autres et, quelque part, la boucle est bouclée. Nous en revenons à ceux qui adressent des critiques à la politique de base de notre club: l'Excelsior a bel et bien été un formidable détonateur.