Rien n'est plus fort qu'une réputation et, surtout, rien n'est plus difficile que de s'en défaire. Celle qui poursuit Xavier Malisse depuis des années lui colle aux baskets alors que, depuis plusieurs mois déjà, il démontre que son caractère est en train de changer et qu'il devient un joueur, si pas encore totalement régulier, du moins nettement plus constant.
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Rien n'est plus fort qu'une réputation et, surtout, rien n'est plus difficile que de s'en défaire. Celle qui poursuit Xavier Malisse depuis des années lui colle aux baskets alors que, depuis plusieurs mois déjà, il démontre que son caractère est en train de changer et qu'il devient un joueur, si pas encore totalement régulier, du moins nettement plus constant. Ce qui est en tous les cas certains, c'est que depuis qu'il travaille avec Philippe Dehaes, Malisse utilise à la perfection ses armes offensives et qu'il joue désormais davantage vers l'avant qu'il ne le faisait dans un passé encore proche. Ses trois premiers matches à Wimbledon ont d'ailleurs été remarquables de construction. Si on regarde sans a priori le palmarès de celui qui reste le meilleur joueur belge de l'histoire du professionnalisme, on ne peut nier que, même avant sa collaboration avec Dehaes, il avait déjà marqué le tennis belge. Certes, il n'a toujours pas gagné de tournoi mais une demi-finale à Wimbledon, deux huitièmes à Roland Garros et deux autres à l'US Open témoignent que, même s'il apparaissait désinvolte, Xavier était déjà un joueur au talent évident. Son succès en double à Paris aux côtés d' Olivier Rochus confirme de manière éclatante que l'on verra sans doute le meilleur Malisse dans les années à venir. Les autres Belges ont été moins performants sur le gazon anglais. Il est vrai que le sort ne leur avait pas réservé des adversaires très aisés. La palme de la difficulté est revenue à Christophe Rochus qui n'a rien pu faire face à Mark Philippoussis. Kristof Vliegen et, surtout, Olivier Rochus ont par contre un rien déçu, ne parvenant pas à se défaire de Irakli Labaze et Gregory Carraz. Celui qui tira le mieux son épingle du jeu fut sans aucun doute Gilles Elseneer qui battit en trois tie-breaks Arvind Parmar avant de s'incliner devant Ivo Karlovic, non sans avoir eu plusieurs possibilités d'égaliser à deux sets partout. Quant à Els Callens... seule Belge dans le tableau féminin, elle a passé un tour avant d'apparaître totalement inexistante face à Paola Suarez.par Laurent Gérard