Dans l'entrejeu espagnol, Iniesta constitue avec Silva, Senna mais surtout XaviHernández la clef du succès. Des quatre médians, Iniesta et Xavi déterminent le rythme du jeu et ce malgré d'évidentes difficultés en quart face à l'Italie. Les deux joueurs de Barcelone se connaissent parfaitement, ils se trouvent les yeux fermés, au point qu'ils condamnent un talent tel que Cesc Fàbregas au banc. Longtemps, Luis Aragonés a cherché une place à Fàbregas, entre Iniesta et Xavi, en vain. Le médian d'Arsenal ne savait où se déplacer.
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Dans l'entrejeu espagnol, Iniesta constitue avec Silva, Senna mais surtout XaviHernández la clef du succès. Des quatre médians, Iniesta et Xavi déterminent le rythme du jeu et ce malgré d'évidentes difficultés en quart face à l'Italie. Les deux joueurs de Barcelone se connaissent parfaitement, ils se trouvent les yeux fermés, au point qu'ils condamnent un talent tel que Cesc Fàbregas au banc. Longtemps, Luis Aragonés a cherché une place à Fàbregas, entre Iniesta et Xavi, en vain. Le médian d'Arsenal ne savait où se déplacer. Xavi est-il le chef ? Le Barcelonais : " Je ne crois pas en ce terme. Il n'est pas nécessaire d'avoir un patron dans l'entrejeu. Chacun connaît et remplit son rôle, Iker dans le but, Carles en défense, nous dans l'entrejeu, sans oublier les attaquants... Si chacun accomplit sa tâche et que nous jouons bien collectivement, nous devons réussir ". Son rôle en équipe nationale ? Xavi : " Conserver le ballon, diminuer la pression adverse. Je dois réfléchir avant même de recevoir le ballon puis le conserver et trouver une ouverture. Cela a l'air compliqué mais ça ne l'est pas. C'est une mission banale à mes yeux. D'ailleurs, c'est facile quand on est entouré de joueurs qui cherchent la profondeur. C'est ici que se situe la différence avec les autres équipes : elles attendent de recevoir ou de récupérer le ballon avant de chercher une issue pour relancer le jeu. Celui qui procède de la sorte n'aura jamais sa place à Barcelone ". Xavier Hernandes Creus, Xavi pour faire simple, dispute son quatrième tournoi. En rejoignant les Alpes, il était fermement déterminé à connaître enfin le succès. Le Mondial asiatique était un peu prématuré pour lui, le sélectionneur en poste au Portugal il y a quatre ans, Inaki Saiz, ne lui a autorisé aucune occasion de jouer et il n'est jamais parvenu à retrouver sa forme à temps pour le Mondial allemand. Six mois auparavant, il s'est déchiré les ligaments croisés du genou droit. Il a fait l'impasse sur la quasi-totalité du second tour de championnat et n'a pas participé à la finale de Ligue des Champions que Barcelone a gagnée à Paris. Cependant, Aragonés comptait sur lui. Il estimait que Xavi n'avait pas besoin d'être en pleine possession de ses moyens pour être rentable dans l'entrejeu. Cela a marché au premier tour mais l'Espagne a sombré face à la France. Le football d'Aragonés est taillé sur mesure pour Xavi. Les observateurs présents à l'EURO le décrivent comme un pendule en mouvement permanent : tic-tac, tic-tac. Il ne cesse de monter et de descendre. Xavi et Iniesta sont les éléments déterminants de cet entrejeu si habile à conserver le ballon. " Nous devons monopoliser le ballon dans l'entrejeu. Ainsi, l'adversaire ne peut nous faire de mal ", résume Xavi. " De toute manière, l'objectif n'est-il pas de se créer des occasions de buts et de gagner, ce qui est impossible sans ballon ? "Les médians ibériques sont des petits gabarits. Cela ne constitue pas de handicap aux yeux de Xavi, qui y décèle même un avantage : " Nous nous appuyons sur une circulation rapide du ballon. Nous avons besoin de joueurs qui savent agir vite, de joueurs qui conservent le ballon tout en étant très souples. D'autres footballeurs compensent notre petite taille ". Il s'est affilié à Barcelone à l'âge de onze ans. Il a toujours su qu'il se produirait pour les Catalans. Xavi a grandi au sein d'une famille de supporters du Barça. Son grand-père Jaime est, souligne-t-il, " un supporter ardent du Barça " Et son père Joaquin, qui a été entraîneur, est " un fou de foot ". A onze ans, il signe au Barça. A 18 ans, il effectue ses débuts en équipe fanion sous la direction de Louis vanGaal et il est un titulaire incontesté de l'équipe depuis 1999. Il a découvert l'équipe nationale en 2003. Celle-ci constitue la seule lacune à son palmarès, comme il le déplore. Mais pourquoi l'Espagne atteint-elle un rendement différent lors de cet EURO ? Xavi : " Nous affichons une autre mentalité, celle d'un vainqueur. Jamais encore je n'ai senti pareille dynamique au sein de la sélection espagnole. Chacun se livre à fond, sans réticence, et s'efface au profit du groupe et de l'objectif commun ". Catalans, Basques et Castillans tirent-ils enfin sur la même corde ? : " Je suis et je me sens catalan ", affirme Xavi. " J'applaudis d'ailleurs à l'élargissement de notre indépendance mais quand j'enfile le maillot de l'équipe nationale, ces considérations n'ont plus aucun intérêt. Je me sens espagnol. Je ne veux même pas discuter de la formation d'une équipe catalane ". par peter t'kint - photo: reporters