Il réapparaît de temps à autre dans la presse. Il explique alors ce qu'il pense des entraîneurs allemands qui travaillent dans notre championnat, à moins qu'il ne revienne sur son mandat au Club Bruges et n'effectue une projection sur son état actuel.

Christoph Daum a fait forte impression durant son bref passage au Club (novembre 2011-mai 2012). Par exemple, au début, il a donné une conférence aux membres de l'assemblée générale, notamment sur la manière dont il appréhendait le leadership et le coaching. Lors de son tout premier entretien avec le Club, il a surpris son monde en sortant un catalogue de questions. Il a demandé ce que le club comptait atteindre et comment. Les premières semaines, il a multiplié les réunions, il a permis à chacun de s'exprimer tout en posant toujours la même question : comment voyez-vous votre travail ? Christoph Daum, un partisan de la communication franche, estimait qu'il fallait améliorer les structures de communication du Club Bruges. Interrogé sur ce qui devait changer, il avait répondu : " Tout. " Il avait été frappé d'avoir affaire à des gens très motivés, ouverts à d'autres idées.

La clarté constituait son credo en tout. Il aimait parler de ses idées, de sa philosophie du football, largement tirée de Rinus Michels. Daum clamait ainsi : " Défendre, c'est attaquer sans ballon. " Initialement, on lui a reproché de développer un jeu trop défensif, mais il avait une explication toute prête. On ne pouvait pas attaquer sans une bonne organisation, le joueur qui perdait le ballon devait placer l'adversaire qui le lui avait pris sous pression, sans tarder. En perte de balle, il fallait immédiatement fermer l'entrejeu. On ne pouvait entamer son pressing qu'à ce moment. Il prenait des allures de professeur.

Daum voulait réduire le risque d'erreurs. Une notion de base en football. Il ne pouvait travailler que quand l'organisation était suffisamment au point pour assurer un maximum de sécurité défensive et pour préserver ses filets. C'est ce qu'expliquait Daum, un artiste de la parole, grand amateur de livres bien écrits. Parfois, il allait trop loin. Ainsi, au Bayer Leverkusen, il avait obligé ses footballeurs à courir pieds nus sur des tessons, puis sur des morceaux de charbon brûlants, afin d'augmenter leur force mentale. Il employait souvent une phrase pour accentuer l'importance de cette force : " La tête est votre troisième jambe. " Plusieurs joueurs avaient saisi le message. Par exemple, l'international allemand Michael Ballack a déclaré que Daum avait été le meilleur de tous ses entraîneurs. Parce que, pédagogue et psychologue accompli, il touchait la fibre émotionnelle de ses joueurs. Et parce qu'il avait été le premier entraîneur à réaliser que la tête faisait toute la différence. Durant toute sa carrière, Daum s'est demandé comment exercer les facultés mentales de ses joueurs.

Nous avons interviewé l'Allemand à plusieurs reprises. Chaque fois, il a laissé parler sa passion. Il était parfois impossible de l'arrêter. Nous nous rappelons d'un entretien qui devait durer une heure. L'attaché de presse de l'époque y assistait et avait voulu mettre un terme à l'interview au bout d'une heure, alors que Daum était lancé. L'entraîneur l'avait remis à sa place : " Wir machen weiter. " ( Nous continuons, ndlr). Il était en train de parler du mélanome cancéreux dont il avait souffert, la pire maladie cutanée qui existe. Daum avait ouvert son coeur. Il s'était juré, pendant cette sombre période, que tout s'arrangerait. L'attaché de presse avait demandé s'il fallait vraiment faire mention de ce passage dans notre reportage. Daum estimait que oui. Après avoir relu notre texte, il n'avait apporté qu'une modification : au passage dans lequel il parlait de son cancer et de la manière dont il l'avait géré. Il avait ajouté deux phrases. On avait détecté la tumeur par hasard et Daum voulait absolument faire comprendre aux gens qu'à partir d'un certain âge, ils devaient se soumettre à des tests de détection et se faire examiner.

Il réapparaît de temps à autre dans la presse. Il explique alors ce qu'il pense des entraîneurs allemands qui travaillent dans notre championnat, à moins qu'il ne revienne sur son mandat au Club Bruges et n'effectue une projection sur son état actuel. Christoph Daum a fait forte impression durant son bref passage au Club (novembre 2011-mai 2012). Par exemple, au début, il a donné une conférence aux membres de l'assemblée générale, notamment sur la manière dont il appréhendait le leadership et le coaching. Lors de son tout premier entretien avec le Club, il a surpris son monde en sortant un catalogue de questions. Il a demandé ce que le club comptait atteindre et comment. Les premières semaines, il a multiplié les réunions, il a permis à chacun de s'exprimer tout en posant toujours la même question : comment voyez-vous votre travail ? Christoph Daum, un partisan de la communication franche, estimait qu'il fallait améliorer les structures de communication du Club Bruges. Interrogé sur ce qui devait changer, il avait répondu : " Tout. " Il avait été frappé d'avoir affaire à des gens très motivés, ouverts à d'autres idées. La clarté constituait son credo en tout. Il aimait parler de ses idées, de sa philosophie du football, largement tirée de Rinus Michels. Daum clamait ainsi : " Défendre, c'est attaquer sans ballon. " Initialement, on lui a reproché de développer un jeu trop défensif, mais il avait une explication toute prête. On ne pouvait pas attaquer sans une bonne organisation, le joueur qui perdait le ballon devait placer l'adversaire qui le lui avait pris sous pression, sans tarder. En perte de balle, il fallait immédiatement fermer l'entrejeu. On ne pouvait entamer son pressing qu'à ce moment. Il prenait des allures de professeur. Daum voulait réduire le risque d'erreurs. Une notion de base en football. Il ne pouvait travailler que quand l'organisation était suffisamment au point pour assurer un maximum de sécurité défensive et pour préserver ses filets. C'est ce qu'expliquait Daum, un artiste de la parole, grand amateur de livres bien écrits. Parfois, il allait trop loin. Ainsi, au Bayer Leverkusen, il avait obligé ses footballeurs à courir pieds nus sur des tessons, puis sur des morceaux de charbon brûlants, afin d'augmenter leur force mentale. Il employait souvent une phrase pour accentuer l'importance de cette force : " La tête est votre troisième jambe. " Plusieurs joueurs avaient saisi le message. Par exemple, l'international allemand Michael Ballack a déclaré que Daum avait été le meilleur de tous ses entraîneurs. Parce que, pédagogue et psychologue accompli, il touchait la fibre émotionnelle de ses joueurs. Et parce qu'il avait été le premier entraîneur à réaliser que la tête faisait toute la différence. Durant toute sa carrière, Daum s'est demandé comment exercer les facultés mentales de ses joueurs. Nous avons interviewé l'Allemand à plusieurs reprises. Chaque fois, il a laissé parler sa passion. Il était parfois impossible de l'arrêter. Nous nous rappelons d'un entretien qui devait durer une heure. L'attaché de presse de l'époque y assistait et avait voulu mettre un terme à l'interview au bout d'une heure, alors que Daum était lancé. L'entraîneur l'avait remis à sa place : " Wir machen weiter. " ( Nous continuons, ndlr). Il était en train de parler du mélanome cancéreux dont il avait souffert, la pire maladie cutanée qui existe. Daum avait ouvert son coeur. Il s'était juré, pendant cette sombre période, que tout s'arrangerait. L'attaché de presse avait demandé s'il fallait vraiment faire mention de ce passage dans notre reportage. Daum estimait que oui. Après avoir relu notre texte, il n'avait apporté qu'une modification : au passage dans lequel il parlait de son cancer et de la manière dont il l'avait géré. Il avait ajouté deux phrases. On avait détecté la tumeur par hasard et Daum voulait absolument faire comprendre aux gens qu'à partir d'un certain âge, ils devaient se soumettre à des tests de détection et se faire examiner.