L'US Open a eu la primeur en 1973 : désormais, les lauréates du tournoi gagneraient autant que leurs collègues masculins. L'Open d'Australie a suivi en 2001, Roland-Garros en 2006. Wimbledon, le bastion le plus conservateur du tennis, a attendu jusqu'en 2007, mais le tournoi n'a pas complètement gommé les différences entres hommes et femmes.
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L'US Open a eu la primeur en 1973 : désormais, les lauréates du tournoi gagneraient autant que leurs collègues masculins. L'Open d'Australie a suivi en 2001, Roland-Garros en 2006. Wimbledon, le bastion le plus conservateur du tennis, a attendu jusqu'en 2007, mais le tournoi n'a pas complètement gommé les différences entres hommes et femmes. Mark Leyland, écrivain et amateur de tennis, a passé en revue tous les matches disputés sur le Centre Court et le Court n°1 depuis 1993. Il est arrivé à un constat surprenant : la part de marché des hommes sur les deux principaux terrains était de 61 %. Comme les hommes jouent plus longtemps, ils ont passé 2,5 fois plus de temps sur ces courts que les dames. " Il y a peu de progrès depuis 1993 ", relève The Guardian, car l'année passée, le rapport était encore de 58-32. L'année passée, Elina Svitolina, la quatrième tête de série, a disputé ses quatre matches sur des petits courts, tandis que la huitième tête de série masculine, Dominic Thiem, a joué ses trois premiers matches sur le Court n°1. Venus et Serena Williams, qui comptent, ensemble, douze titres à Wimbledon, se sont déjà offusquées de devoir trop souvent jouer sur de petits courts annexes. D'après la direction du tournoi, leur plainte n'était pas fondée mais les chiffres donnent raison aux soeurs américaines. De 2007 à 2016, Roger Federer a disputé 84 % de ses matches aux quatre premiers tours sur le Centre Court (31) et le reste sur le Court n°1 (six). Serena Williams n'a foulé le Centre Court qu'à 18 reprises (55%), le Court n°1 à sept reprises (21%) et elle a même été envoyée huit fois (24%) sur un plus petit terrain. " La programmation tient compte des souhaits du public et manifestement, ces dernières années, le tennis masculin intéresse davantage les spectateurs ", se défend la direction de Wimbledon.