Dimanche dernier, le président de l'Udinese Franco Soldati a dit à S/FM qu'il était bien au courant des tractations déjà abouties entre le Standard et son milieu de terrain Johan Walem. En vacances, le président du club du Frioul a dit parfaitement comprendre la motivation de son futur ex-joueur et des Rouches : "Nous ne sommes pas un club qui paye énormément nos joueurs aux normes italiennes et le Standard pourra certainement s'offrir les services de Johan... soit entre dix et douze millions de francs par an nets".
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Dimanche dernier, le président de l'Udinese Franco Soldati a dit à S/FM qu'il était bien au courant des tractations déjà abouties entre le Standard et son milieu de terrain Johan Walem. En vacances, le président du club du Frioul a dit parfaitement comprendre la motivation de son futur ex-joueur et des Rouches : "Nous ne sommes pas un club qui paye énormément nos joueurs aux normes italiennes et le Standard pourra certainement s'offrir les services de Johan... soit entre dix et douze millions de francs par an nets". Soldati et son club ne comptent pas sur Johan pour bâtir la prochaine équipe d'Udine et ils comprennent parfaitement que le milieu international retourne en Belgique. Mais tout coinçait encore dimanche dernier sur le prix du transfert. Le Standard voulait donner entre 60 et 80 millions pour Walem mais l'Udinese en voulait plus. Eternelle histoire de négociations pour laquelle les Rouches voyent une happy end. C'est quasi obligé pour eux, car le plan A -nom de code Marc Wilmots- s'est effondré, le capitaine des Diables signant de façon très surprenante pour Schalke 04 alors qu'on le voyait tout de même rester à Bordeaux où, malgré quelques petites divergences de vues avec le coach Elie Baup, il était heureux. Mais il a suffi que Bordeaux doute un peu de son intégrité physique et que l'intervention à sa cheville se passe parfaitement bien pour qu'il troque le bouquet d'un grand Bordeaux pour celui des cigares du manager de la Ruhr Assauer. Tous les goûts sont dans la nature. Wilmots est plus excité de jouer à Gelsenkirchen pour des tas de raisons qui ont surtout à voir avec la confiance aveugle que le club place en lui. Oublié, en tout cas, le Standard. Sentimentalement, Sclessin le branchait mais sportivement, on lui aurait fait porter tout le destin de l'équipe sur les épaules. A Schalke, les responsabilités sont mieux réparties. Tant mieux pour les Allemands, tant pis pour les Rouches...Mais perdraient-ils au change avec Johan Walem? Nous pensons que non. Les deux joueurs ont le même effet sur le terrain. Ils se ressemblent plus qu'ils sont complémentaires. Dans une équipe de club, ils ne joueraient pas ensemble. Schalke va placer Wilmots devant la défense, mais chez les Diables Rouges, Robert Waseige fait jouer Johan derrière Marc. Quelle est la meilleure solution pour chacun d'entre eux? Wilmots n'avait pas démérité sur le flanc droit de l'entrejeu bordelais, même si c'était contre son goût. Walem a été baptisé "le géomètre" en Italie pour son sens du placement et ses passes au service de l'équipe. Il est également devenu un milieu très polyvalent. A Anderlecht, il faisait merveille : d'abord comme le joueur qui ne perdait jamais un ballon. Puis, il était devenu un bon demi défensif, rendant son jeu suffisamment physique pour être remarqué par les scouts du Calcio! On a forcément recherché ses limites de joueur, avançant qu'il n'était pas un meneur de jeu. Mais on doit se souvenir que durant une saison anderlechtoise, il avait craché le feu en alimentant et inspirant une équipe mauve privée de longs mois de Pär Zetterberg et Marc Degryse. L'humilité et la discrétion du caractère de l'homme ne doivent pas masquer son prodigieux abattage et son intelligence de jeu. Si Walem venait finalement au Standard, les Liégeois pourraient entrevoir la saison à venir avec optimisme, d'autant que les autres transferts des Rouches sont bons.Il reste cependant quelques questions en suspens, comme la manière dont ses dirigeants présentent les choses : Van Buyten serait une mine d'or. Pour qui? Mornar serait ingérable et donc versé dans le noyau B... Une décision qui ne tiendrait pas la route devant un tribunal : Mornar a sûrement dans son contrat d'emploi, qui vaut encore pour un an, la possibilité de remporter des primes de match qu'on lui refuse d'office... Qu'un club veuille à tout prix faire resigner un de ses joueurs qui n'ont plus qu'un an de contrat ou le vendre avant cette dernière saison, c'est normal dans la conjoncture actuelle où les contrats à long terme constituent la seule garantie. Mais renvoyer un joueur dans le noyau B constitue un chantage indigne.John Baete