Brésil-Belgique (2-0) restera à jamais un des meilleurs matches de la Coupe du Monde. Les Cariocas auraient même pu mordre la poussière si l'arbitre jamaïcain, Peter Prendergast, n'avait pas annulé, pour on ne sait quelle raison, un but signé par le meilleur homme sur le terrain: Marc Wilmots. La Belgique se comporta dignement à l'issue de cette phase de jeu et cette...

Brésil-Belgique (2-0) restera à jamais un des meilleurs matches de la Coupe du Monde. Les Cariocas auraient même pu mordre la poussière si l'arbitre jamaïcain, Peter Prendergast, n'avait pas annulé, pour on ne sait quelle raison, un but signé par le meilleur homme sur le terrain: Marc Wilmots. La Belgique se comporta dignement à l'issue de cette phase de jeu et cette attitude explique en grande partie le fait que notre pays ait finalement été le plus fair play. Le soir de la rencontre, Marc Wilmots expliqua avec calme et recul que l'homme en noir lui avait avoué s'être trompé. L'arbitre jamaïcain a réagi en écrivant une lettre à la FIFA, qui l'a reçue vendredi dernier à 17heures 48, heures japonaises, L'homme en noir s'élève avec force contre les propos du capitaine des Diables Rouges. Il lui donnait cinq jours afin d'étayer ses propos. Une copie de cette missive serait envoyée à Jean-Paul Houben, secrétaire général de l'Union Belge. Une action en justice serait envisagée. En vacances dans sa belle propriété de Bordeaux jusqu'au 15 juillet, Marc Wilmots a haussé les épaules: "C'est de l'histoire ancienne car la Coupe du Monde est déjà dans le rétro. Si l'arbitre veut m'attaquer en justice, pas de problème. Il y a des images de la télé qui prouveront que nous nous sommes brièvement parlés en entrant sur le terrain avant le coup d'envoi de la deuxième mi-temps. Cela se résuma à quelques mots échangés en anglais. Je lui ai demande: -No fault? Et il m'a répondu: -No fault, no... Il était clair que nous évoquions la phase du but annulé. Le reste, c'est de la littérature et on ne s'est peut-être pas compris sur ces quatre mots. J'en sais rien. Je m'en fiche et je ne sais pas ce qu'il cherche. L'Union Belge saura lui répondre. A chacun ses soucis, mais, moi, je n'en ai pas à Bordeaux. Il fait chaud, on profite du soleil en famille. Ce midi, on s'est contenté d'une petite salade.Il faut recharger les accus car dans deux semaines, je serai à nouveau au boulot à Schalke". Prendergast ne lui offrira pas un verre de rhum jamaïcain mais Marc a de quoi se désaltérer dans le Bordelais. (P.Bilic)