Le match face à l'Australie l'a encore prouvé : un système n'est que pure théorie. C'est ce qu'on en fait qui importe. Jeudi dernier à Sclessin, Marc Wilmots a ressorti son traditionnel 4-3-3 mais avec des intentions bien plus offensives que ce qu'on a pu voir à la Coupe du Monde. Cette fois, le jeu des Diables était résolument porté vers l'avant, les missions offensives étaient claires pour tous les joueurs alors qu'on a trop longtemps joué avec le frein à main face à des " petites équipes ". Le fait d'avoir repositionné Axel Witsel plus haut sur l'échiquier est la preuve d'un changement de mentalité ; le joueur du Zenit a trop longtemps été bloqu...

Le match face à l'Australie l'a encore prouvé : un système n'est que pure théorie. C'est ce qu'on en fait qui importe. Jeudi dernier à Sclessin, Marc Wilmots a ressorti son traditionnel 4-3-3 mais avec des intentions bien plus offensives que ce qu'on a pu voir à la Coupe du Monde. Cette fois, le jeu des Diables était résolument porté vers l'avant, les missions offensives étaient claires pour tous les joueurs alors qu'on a trop longtemps joué avec le frein à main face à des " petites équipes ". Le fait d'avoir repositionné Axel Witsel plus haut sur l'échiquier est la preuve d'un changement de mentalité ; le joueur du Zenit a trop longtemps été bloqué par ce rôle devant la défense. Par contre, Steven Defour en six, c'est l'assurance d'un pressing plus haut, plus conquérant, comme on a pu s'en rendre compte sur le premier but. Vous ajoutez à ce duo un Kevin De Bruyne qui se dépense sans compter (parfois un peu trop même), que l'on retrouve aussi bien aux avant-postes qu'à la récupération, et vous obtenez un milieu complémentaire qui respire le foot. L'avenir de Marouane Fellaini au sein de l'entrejeu est à mettre entre parenthèse car d'après moi, Defour part avec une longueur d'avance. Marc Wilmots ne doit pas penser différemment... Deuxième élément qui a chamboulé le visage de nos Diables, c'est l'apport offensif de nos backs. Pour qu'ils soient pleinement efficaces, Jan Vertonghen comme Toby Alderweireld ne peuvent pas être bridés. Face à l'Australie, ils ont pu apporter ce poids souvent indispensable pour libérer, soutenir, et créer de l'espace aux éléments offensifs. Rappelez-vous ce match face à la Russie où Thomas Vermaelen avait reçu la priorité sur Vertonghen dans un souci défensif qui ne s'était pas avéré très concluant. Je suis convaincu que cette philosophie bien plus entreprenante était nécessaire afin de justifier notre merveilleux ranking FIFA qui nous inscrit parmi les cinq meilleurs nations au monde. Pour une équipe de ce statut, on se créait jusqu'ici bien trop peu d'occasions. Les joueurs ont certainement eu leur mot à dire dans ce revirement tactique : les critiques dissimulées à gauche à droite par nos internationaux (la dernière en date venant du retraité Daniel Van Buyten qui pointait l'absence de travail sur phases arrêtées) semblent avoir fait effet. Il est normal, aussi, qu'à un tel niveau les cadres de l'équipe se fassent entendre. Quand Arjen Robben et Robin van Persie ont fait savoir, qu'à leurs yeux, la défense batave était bien trop faiblarde pour jouer à quatre derrière, Louis van Gaal s'est exécuté et est passé à un cinq arrière. En revoyant ses fondements, Marc Wilmots a été à l'encontre de ce qu'on dit de lui : un homme bourré d'assurance et qui n'écoute que lui. La prochaine étape consisterait à rencontrer une grande nation afin de pouvoir se juger. Sauf que notre série qualificative n'offre pas d'adversaire du top niveau - et on ne va pas s'en plaindre -, il faut donc réfléchir à programmer ce qui se fait de mieux pour un prochain match amical. On l'a vu face à l'Argentine, nos Diables n'avaient pas su mesurer leurs propres qualités et celles de l'adversaire. L'ANALYSE DE MARC DEGRYSELe fait d'avoir repositionné Witsel plus haut sur l'échiquier est la preuve d'un changement de mentalité.