Même si St-Trond a terminé la saison dans l'euphorie, grâce à un joli sprint final, il a généralement évolué en-deçà de son niveau. Il a lutté contre la relégation du début à la fin. Nul ne s'y attendait, car le noyau semblait mieux armé que l'année précédente et la préparation n'avait plus été perturbée par la campagne Intertoto. Donc, début août, Sport/Foot Magazine n'avait pas hésité à le placer dans la première partie du tableau, à condition qu'il puisse exercer son pressing, très exigeant, que la couverture défensive soit bonne et que l'équipe ne sombre pas dans le doute, car le calendrier était diffic...

Même si St-Trond a terminé la saison dans l'euphorie, grâce à un joli sprint final, il a généralement évolué en-deçà de son niveau. Il a lutté contre la relégation du début à la fin. Nul ne s'y attendait, car le noyau semblait mieux armé que l'année précédente et la préparation n'avait plus été perturbée par la campagne Intertoto. Donc, début août, Sport/Foot Magazine n'avait pas hésité à le placer dans la première partie du tableau, à condition qu'il puisse exercer son pressing, très exigeant, que la couverture défensive soit bonne et que l'équipe ne sombre pas dans le doute, car le calendrier était difficile en été. Le niveau initial du jeu était bon, voire excellent par moments, mais le STVV n'avait que trois unités après sept journées. Il avait dû affronter successivement Anderlecht, le Lierse, Genk, La Gantoise, Mouscron, Lokeren et le Standard. Il était en proie à quelques contrariétés. Désiré Mbonabucya n'était pas qualifié, contrairement à ce qu'il croyait, des joueurs ont été exclus, l'équipe a raté de franches occasions, les erreurs individuelles se sont multipliées et l'équipe a encaissé beaucoup de buts dans les dernières minutes de jeu. Le doute s'est insinué dans les esprits, la pression s'est abattue sur les joueurs. L'équipe avait deux visages. Elle malmenait ses adversaires au Staainveld mais ne montrait rien en déplacement. Pour exercer un pressing, il faut croire en ses aptitudes et avoir le culot de défendre haut, en jouant de manière compacte, mais l'équipe était tiraillée entre deux concepts. Parfois, elle attaquait et tout se passait bien. Parfois, elle y renonçait et plus rien n'allait, sans pression ni circulation du ballon. les brèches se multipliaient. Qu'il joue bien ou pas, qu'il contrôle le match ou pas, St-Trond donnait l'impression d'être prenable à tout instant. Il était d'autant plus fragile qu'il marquait difficilement.L'arrivée de Danny Boffin, transféré de Metz en début d'année, n'a rien changé. Après un 0 sur 21 soldé par la 17e place, Willy Reynders a été limogé. Les canaris ont eu recours à leur vieille formule magique: Guy Mangelschots, le manager, a repris place sur le banc, Jules Knaepen a été promu entraîneur et Jacky Mathijssen adjoint. Le trio a commencé par une victoire contre Lokeren mais un mois plus tard, le STVV était dernier. Le revirement s'est produit grâce à sa victoire contre Malines, qui le précédait d'une place. Deux étudiants réintégrés dans le noyau après le changement d'entraîneur, Kris Buvens et Bram Vangeel, ont eu leur part dans ce succès. St-Trond a manqué de régularité. Il est capable de malmener Anderlecht comme nul autre. Il a fait match nul à domicile et menait 0-2 à Bruxelles mais il s'est vu coiffer 3-2 après l'exclusion de Peter Voets. A deux reprises, il a également secoué le Standard. Le club limbourgeois n'aurait jamais dû se retrouver aussi bas. Sa principale victoire, c'est l'éclosion de Buvens et de Vangeel, après celle de Nicky Hayen, Wouter Vrancken, Peter Delorge et Davy Schollen. La professionnalisation accrue du club et l'assurance de disposer d'un nouveau stade en 2005 laissent augurer un avenir plus rose que la saison qui vient de s'achever. Christian Vandenabeele