1 La saison passée, le Standard s'intéressait à toi et on a brièvement cité ton nom à Anderlecht cet été. T'attends-tu bientôt à un coup de fil du Club Bruges ?

Joker ! C'est la direction de Bruges qui doit répondre à cette question mais je constate que tous les grands clubs ont déjà un bon numéro un. Être réserve ? Je ne sais pas si ce rôle me conviendrait. Je suis titulaire ici, je joue chaque semaine. Je ne peux donc pas être mieux ailleurs pour l'instant. On ne sait jamais en football mais pour l'heure, j'ai une certitude : j'ai encore un an de contrat. On verra bien en cours de saison ou en juin. Si une équipe me veut, elle doit d'abord s'adresser à la direction. L'année dernière, j'étais d'un autre avis mais maintenant, je veux grandir avec Sain...

Joker ! C'est la direction de Bruges qui doit répondre à cette question mais je constate que tous les grands clubs ont déjà un bon numéro un. Être réserve ? Je ne sais pas si ce rôle me conviendrait. Je suis titulaire ici, je joue chaque semaine. Je ne peux donc pas être mieux ailleurs pour l'instant. On ne sait jamais en football mais pour l'heure, j'ai une certitude : j'ai encore un an de contrat. On verra bien en cours de saison ou en juin. Si une équipe me veut, elle doit d'abord s'adresser à la direction. L'année dernière, j'étais d'un autre avis mais maintenant, je veux grandir avec Saint-Trond. Je n'oublierai jamais ce que le club a fait pour moi. Ono était à la mauvaise place au mauvais moment mais on ne peut pas éviter des éclats pendant une saison. Ça se produit même plus souvent qu'on ne le pense. A tout moment, ça peut dégénérer à l'entraînement, surtout quand l'équipe est fatiguée ou qu'un joueur se sent moins bien dans sa peau. Ma réaction a été déplacée, en effet, mais parfois, il faut ouvrir sa gueule pour faire bouger les choses. C'est comme dans une relation : parfois, il faut dire ce qu'on pense, crier puis faire la paix. Je préfère être entouré de battants, qui montrent parfois des dents, que de joueurs qui restent indifférents en toutes circonstances. Romeo peut jouer au foot mais je lui déconseillerai de devenir gardien. Je ne voudrais pas qu'il vive la même chose que moi. Un gardien reste à part : il doit encaisser des coups, au sens propre comme au figuré, et il n'a pas le droit à l'erreur. Il doit donc être très fort mentalement. Au début, on n'y réfléchit pas, on ne pense qu'au plaisir d'être dans la cage. Mais avec l'âge, on réalise le poids de ses responsabilités. Si c'était à refaire, j'hésiterais à devenir gardien. Donc, que Romeo devienne plutôt distributeur ou attaquant ! (Rires) Pour autant que je sache, l'entraîneur n'est pas encore sorti avec un joueur. Chacun fait ce qu'il veut de ses loisirs. Je ne serais donc pas choqué si Leko allait boire un café avec un coéquipier. Il est normal qu'au fil du temps, des affinités se créent. Les entraîneurs n'y échappent pas. Ce sont des hommes. Je n'ai rien contre l'amitié qui peut exister entre entraîneurs et joueurs, à condition que le coach traite tout le monde de la même façon. Il n'y a pas d'amitié qui tienne dans le vestiaire ni sur le terrain. Là, il faut conserver une certaine distance. Nous en discuterions en adultes. Je n'ai pas envie de me lancer à l'aveuglette dans une aventure étrangère. Ce serait d'ailleurs mon premier entretien profond avec Duchâtelet. Nous habitons l'un en face de l'autre et j'occupe un de ses appartements mais quand nous nous rencontrons au Grand Café du stade ou au centre d'entraînement, nous nous limitons à -bonjour, au revoir. S'il m'invite un jour à sa table, j'accepterai avec grand plaisir mais ce n'est quand même pas à moi à faire le premier pas ? PAR ALAIN ELIASY" Si c'était à refaire, j'hésiterais à devenir gardien. " WILLIAM DUTOIT