En 1922, charmées par l'engouement suscité par le White Star Woluwé Athletic Club chez ses voisins de Woluwé-Saint-Pierre, les autorités communales de Woluwé-Saint-Lambert planchent sur l'implantation d'un centre sportif sur leur territoire. Le collège des bourgmestres et échevins se prononce en faveur du Struykbeken, une aire marécageuse à la frontière avec Stockel. Le terrain n'y coûte qu'une aumône, 6 francs à peine (15 cents actuels) le m2. A charge pour les édiles d'y ériger une enceinte endéans les cinq ans.
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En 1922, charmées par l'engouement suscité par le White Star Woluwé Athletic Club chez ses voisins de Woluwé-Saint-Pierre, les autorités communales de Woluwé-Saint-Lambert planchent sur l'implantation d'un centre sportif sur leur territoire. Le collège des bourgmestres et échevins se prononce en faveur du Struykbeken, une aire marécageuse à la frontière avec Stockel. Le terrain n'y coûte qu'une aumône, 6 francs à peine (15 cents actuels) le m2. A charge pour les édiles d'y ériger une enceinte endéans les cinq ans. 30 ans plus tard, le lieu-dit ressemble toujours, à s'y méprendre, à un marais. Comme le prix du terrain est passé à 7,5 euros par m2 dans l'intervalle, les anciens propriétaires intentent une action en justice pour récupérer leurs terres. Le juge les déboute à condition que la commune y construise un stade non pas dans une fourchette de cinq ans mais de... cinq mois. Pari tenu. Le Struykbeken devient le Parc Malou, accessible au grand public fin 1953 dans sa phase initiale. Celui-ci comprend l'aménagement d'un premier terrain de football, inauguré par un match entre le White Star, pensionnaire n°1 de l'endroit et le FC Valenciennes. Dans la foulée, une deuxième, puis une troisième aire de jeu voient le jour, ainsi que sept courts de tennis. L'architecte Pierre Van Cauwenberghe entame la construction de pourtours au printemps 1956 et érige une tribune provisoire de quinze mètres de long et cinq de large, prélude à la définitive de 72 mètres de long. Dont coût : 150.000 euros. Dans cette tribune sont en outre conçus six vestiaires, une salle de gymnastique, un cabinet médical et un logement pour le concierge. Entre le terrain principal et la nouvelle tribune, une piste d'athlétisme est aménagée. Elle est inaugurée en juillet de la même année par un meeting entre les Français de Perpignan, le Cercle Athlétique de Schaerbeek et le White Star local. Le complexe sportif est achevé à l'automne '57 et baptisé StadeFallon du nom du bourgmestre de Woluwé-Saint-Lambert, Donald Fallon, qui célèbre au même moment ses dix ans de maïorat à la tête de la commune. A l'été 1964, le boulevard de la Woluwe est ouvert à la circulation, permettant une accession plus aisée au stade. Celui-ci est doté dans le même temps d'une tribune de 2.000 places assises. D'autre part, l'anneau ceinturant la pelouse est porté à 400 mètres afin de répondre aux normes internationales. Le club, enregistré sous le matricule 47, est issu de la fusion, le 10 juillet 1963, entre le Royal White Star Athletic Club (47) et le Royal Racing Club de Bruxelles (1274, mais à l'origine n°6). Le premier évoluait déjà au Stade Fallon et le deuxième au Stade des Trois Tilleuls, à Watermael-Boitsfort. Malgré une capacité plus grande (40.000 personnes) et le v£u de ses dirigeants de jouer dans cette vaste enceinte, le choix du terrain se porta en définitive sur le Stade Fallon où le White était toujours lié à la commune par un bail. A l'occasion de sa première expérience en D2 en 1963-1964, le club nouveau-né termina 9e. La saison suivante, sous la conduite du mentor roumain Norberto Höfling, la montée parmi l'élite était acquise. A cet échelon, le Racing White suivit une spirale ascendante : 12e en 66, 8e en 70, 5e en 71, 4e en 72 et enfin 3e en 73. Le 7 mai 1972, lors de la dernière journée de championnat, le Club Bruges, qui a caracolé en tête de la D1 depuis le début de la compétition (comptant à un moment donné 5 points d'avance sur Anderlecht) est obligé de l'emporter face au Racing White s'il veut être champion pour la première fois depuis 1920. Mais en cas de victoire devant Saint-Trond, les Mauves coifferaient les Bleu et Noir sur le poteau. Anderlecht l'emporte finalement 5-1 sur les Canaris, tandis que les Flandriens ne réalisent qu'un partage au Stade Fallon, malgré l'appui de 8.000 supporters. Le Racing White, assuré d'une quatrième place, qui lui donnait le droit de participer à la Coupe de l'UEFA, se battit comme un lion, survolté par la prime que le président du RSCA, Constant Vanden Stock, arrivé au pouvoir un an plus tôt, avait promise aux Coalisés si son club était sacré champion ! Cette corruption positive n'était pas punie à l'époque. Le soir, les joueurs des deux clubs bruxellois se retrouvèrent dans un restaurant du centre de la capitale pour faire la fête. Quatre mois plus tard, le 20 septembre 1972, le Racing White disputait le seul match européen de son histoire face aux Portugais de CUF Barreiro. Les Coalisés chutèrent sur leur terrain par le plus petit écart suite à un auto-goal de leur défenseur Roland Van der Borght. En déplacement, les joueurs de l'entraîneur Félix Week courbèrent une nouvelle fois l'échine, 2-0, et furent éliminés. Au Stade Fallon, le Racing White avait aligné : Nico De Bree, Walter Vercammen, Willy Tuyaerts, Gérard Desanghere, Roland Van der Borght, Pierrot Crombez, Kersten Bjerre, Henri Depireux, Eddy Koens, Jacques Teugels et Wietse Veenstra. Malheureusement pour elle, cette équipe ne drainait pas beaucoup de public au Stade Fallon : 4.500 personnes en moyenne à peine. C'était bien moins que le Daring de Molenbeek en D2 et l'idée de fusion germa. Ce fut fait le 27 juin 1973 quand naquit le RWDM (Racing White Daring Molenbeek). Celui-ci poursuivit sa route au Stade Edmond Machtens. Dans l'aventure, le Daring perdit son matricule (2) au profit de celui du White (47). Le 11 septembre 1963, deux mois après la naissance du Racing White, le Woluwé Football Club (matricule 5750), change sa dénomination en White Star Woluwé Football Club. Actif depuis 1959 à la cité Kappelleveld, il repasse au Stade Fallon en 1972, où il occupe le terrain 2 avant de se produire sur le 1 dès la saison suivante, suite à la création du RWDM. Le 1er juillet 1981, il fusionne avec un autre pensionnaire du Stade Fallon, à l'£uvre sur le terrain 3 : le Sporting Malou (8145). Les deux entités forment le White Star Malou Woluwé (5750) qui modifiera son nom le 25 mars 1994 en White Star Woluwé Football Club, reconnu Société Royale en 2005 ! Actif en D3 cette année-là, le club avait subi jusqu'alors une ascension prodigieuse suite à l'arrivée à sa tête du président Michel Farin. Le premier fait d'armes des Etoilés fut la victoire en Coupe du Brabant face au Léo en 1999-2000. L'année suivante, le club monta de P2 en P1 et récidiva un an plus tard, accédant par là même en Promotion D. Deuxième derrière La Calamine, les joueurs de l'entraîneur Charly Chapelle remportèrent le tour final en 2003-2004 en éliminant successivement le KVO Aarschot (2-0), le RFC Liège (1-1 et 3-4 aux tirs au but) puis le White Star Lauwe (2-0). Depuis 2004, il évolue en D3, dans un stade dont la capacité a été rabotée à 2.500 places. Le club compte également une section dames, le FC Fémina White Star Woluwé, coaché par l'ancien international Georges Heylens, qui joue en D1 et utilise le terrain 2 du Stade Fallon. Le complexe comporte aujourd'hui 5 terrains : un en gazon, un semi-synthétique, un 100 % synthétique destiné à la pratique du football et du hockey et deux terrains en gazon synthétique dernière génération. La piste d'athlétisme qui ceinture le terrain principal où s'entraîne la famille Borlée est utilisée par le White Star Athletic Club, qui n'est toutefois pas une section du club de football actuel mais un descendant de l'entité créée en 1909. PAR BRUNO GOVERS En 1972, le Racing White se qualifie pour la seule fois en Coupe d'Europe et empoche une prime du président d'Anderlecht, Constant Vanden Stock... C'était permis à l'époque ! 1922 : on décide de construire un stade sur le Struykbeken, une aire marécageuse à la frontière avec Stockel !