Après trois journées de championnat, une chose est sûre: le BC Tournai-Estaimpuis ne sera pas l'oiseau pour le chat que certains avaient prédit.
...

Après trois journées de championnat, une chose est sûre: le BC Tournai-Estaimpuis ne sera pas l'oiseau pour le chat que certains avaient prédit.Etes-vous surpris vous-même par ce bon début de saison?Werner Rotsaert: Oui et non. Il y avait des signes avant-coureurs. En période de préparation, nous avions remporté 11 matches amicaux sur 14. Certains adversaires étaient des équipes de D2, mais nous avions aussi très bien joué face à une formation de calibre européen comme le PSG. On nous avait sans doute sous-estimé en affirmant, avant le début du championnat, que nous lutterions avec Hasselt pour le siège basculant. Restons les pieds sur terre, malgré tout: nous visons pas le titre. Pas même les playoffs. Encore que: dans la formule actuelle, il suffit de laisser trois équipes derrière soi pour y accéder. Lors des premiers matches de championnat, on a surtout pu constater une bonne organisation et une bonne défense.C'est logique. En période de préparation, j'ai commencé par travailler l'aspect défensif. C'est plus facile à apprendre que les schémas offensifs. Au début, nous avions un pourcentage de réussite aux tirs trop faible. Cela s'est amélioré. En outre, la volonté a souvent compensé les manquements. Cela ne réussira pas à chaque coup. Nous avons sans doute bénéficié de l'effet de surprise. Désormais, les adversaires nous prendront au sérieux et s'adapteront à notre jeu. Mais le capital déjà emmagasiné nous permettra de nous rendre à Ostende, l'esprit serein.Votre principale force, à savoir la collectivité, n'est-elle pas aussi votre principable faiblesse: vous ne possédez pas de joueur capable de prendre le match à son compte.Peut-être, mais j'ai constaté qu'à chaque match, le marquoir était alimenté par des joueurs différents. Cela signifie que le danger peut venir de partout.Quelle est votre plus belle satisfaction, jusqu'ici?Avoir réussi, en deux mois, à faire d'un groupe hétérogène, un bloc homogène. A l'exception de Melvin McCants, tous les joueurs sont nouveaux. Il n'y avait pas d'argent pour attirer de grosses vedettes. Je n'ai jamais rêvé de Tomas Van den Spiegel, mais j'aurais volontiers accueilli Piet Debel, par exemple. Il a préféré se lier à Wevelgem. Faute d'individualités, je me suis ingénié à former un bloc équilibré, à base de joueurs européens et de jeunes promesses belges, et j'ai mis l'accent sur l'esprit collectif. Cela a réussi au-delà de toute espérance.