Pour son retour en Belgique, Walter Meeuws savait que la tâche qui l'attendait à Beveren ne serait pas aisée. Mais de là à ne compter qu'une seule victoire après cinq journées de championnat, il y a évidemment de la marge.
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Pour son retour en Belgique, Walter Meeuws savait que la tâche qui l'attendait à Beveren ne serait pas aisée. Mais de là à ne compter qu'une seule victoire après cinq journées de championnat, il y a évidemment de la marge. Walter Meeuws : Oui. Le problème, c'est que nous sommes trop irréguliers. Nous alternons les bonnes prestations, comme au GBA ou contre Mouscron, et les non-matches, comme contre Westerlo ou à Lokeren. Des progrès ont été accomplis au niveau de la condition physique, ce qui est tout de même une base. Techniquement, je n'ai évidemment pas à me plaindre non plus. Maintenant, il faut que cette qualité soit mise au service de l'équipe. Nous devons travailler le système offensif afin qu'il n'y ait pas trop d'espaces entre les lignes en possession. Mais, surtout, nous devons être plus efficaces dans les deux rectangles. Je sais que le foot latéral est un peu la marque de fabrique de Beveren ces dernières années et qu'on ne va pas changer cela en deux ou trois mois mais il faut y arriver car le maintien en dépend. Nous ne marquons pas suffisamment. Et quand on sait cela, il est encore plus inadmissible d'encaisser des buts stupides qui nous obligent à courir derrière les événements. Quand on est battu 2-0 après un quart d'heure, c'est pratiquement mission impossible. Or, c'est déjà arrivé deux fois cette saison. Pour des raisons familiales et aussi parce que la possibilité de construire à long terme existait. Pas seulement au niveau de l'équipe Première mais aussi chez les jeunes. Pour finir la maison, il m'en faudra d'autres pour les deux ou trois prochaines saisons. Pour les fondations, nous avons essayé de réaliser un mix entre Africains, Européens et Belges. Ce sont ces joueurs-là qui doivent assurer le maintien. Par la suite, nous chercherons à rendre à Beveren le visage qui était le sien il y a dix ans. Karel Snoeckx vient d'arriver et on ne peut pas le juger. Mais j'attends plus de Kristof Lardenoit, Davy Theunis et Laurent Macquet. Ils doivent d'abord hisser leur niveau de jeu personnel avant de pouvoir entraîner l'équipe dans leur sillage. Ma seule pression, c'est celle du maintien et tout est très clair depuis le premier jour : si on n'est pas content de mon travail, il suffit de me le dire et je m'en vais. PATRICE SINTZEN