Pourquoi ce titre ?

Il est lié à ma carrière et à la maladie qui m'a touché. On a tendance à croire que la vie d'un footballeur est facile mais j'ai dû surmonter de nombreuses embûches dans ma carrière. Le cancer m'a touché à un moment où tout se passait bien dans ma vie. J'ai puisé dans le mental développé au cours de mon parcours sportif et je me suis battu en veillant à garder un état d'esprit positif. Cela m'a beaucoup aidé. Pour le reste, le livre revient sur ces vingt der...

Il est lié à ma carrière et à la maladie qui m'a touché. On a tendance à croire que la vie d'un footballeur est facile mais j'ai dû surmonter de nombreuses embûches dans ma carrière. Le cancer m'a touché à un moment où tout se passait bien dans ma vie. J'ai puisé dans le mental développé au cours de mon parcours sportif et je me suis battu en veillant à garder un état d'esprit positif. Cela m'a beaucoup aidé. Pour le reste, le livre revient sur ces vingt dernières années : mes origines, ma famille, ma carrière, mon départ en Italie et mon retour en Belgique, etc. Il a fallu quatre mois pour tout coucher sur papier. J'avais envie de me lâcher mais sans tomber dans la critique et la méchanceté. A certains moments, oui. Quand j'étais malade, je n'avais pas le moral, j'ai subi des rechutes. Mais je ne voulais pas montrer que je souffrais aux personnes qui m'entouraient. Heureusement, j'ai pu compter sur le soutien de ma famille. Dans ma carrière, la vie n'a pas constamment été rose. Je n'ai pas toujours accordé ma confiance à la bonne personne, j'ai commis des erreurs et j'ai dû apprendre à les reconnaître. Par exemple, lors de mon retour à Anderlecht, j'ai fait part de mes regrets à Franky Vercauteren. Or, dans ce genre de situation, les torts ne sont pas uniquement l'apanage d'une seule personne. Vercauteren doit accepter qu'il n'a pas été totalement irréprochable... Je suis toujours motivé à vivre hein ! (il rit) Et ce n'est pas parce que j'ai ma biographie que je vais soudainement changer. Je n'y prête pas beaucoup d'attention. Par contre, je suis plus inquiet par l'évolution de la société. Les politiciens mettent de plus en plus de bâtons dans les roues des citoyens, notamment de familles qui n'ont pas les moyens de joindre les deux bouts. On parle beaucoup d'argent mais que fait-on des valeurs, du respect ? Je ne dis pas non. J'ai toujours aimé apporter du plaisir aux autres, aider les jeunes ou les bonnes causes. Et je ne compte pas m'arrêter. L'argent n'est pas le seul moyen de régler les problèmes. Mais si je me lance, ce sera selon mes règles. Je mets en place un plan et on le respecte. Sinon, basta ! Je n'ai pas envie de participer à un système qui massacre les gens. par SIMON BARZYCZAK" Je me suis lâché en évitant d'être trop critique et méchant. " Walter Baseggio