Hugo Broos a soulevé le problème après la difficile victoire d'Anderlecht contre Mons: "Il était logique que les Montois soient plus frais que nos internationaux. Je ne peux pas en vouloir à un Yves Vanderhaeghe d'être fatigué après la semaine qu'il vient de passer. C'est bien que les clubs puissent récupérer très vite leurs joueurs après un match international, mais de là à les faire rentrer à Bruxelles à 5 heures du matin deux fois en l'espace de quatre jours... Dans ce cas-là, je préf...

Hugo Broos a soulevé le problème après la difficile victoire d'Anderlecht contre Mons: "Il était logique que les Montois soient plus frais que nos internationaux. Je ne peux pas en vouloir à un Yves Vanderhaeghe d'être fatigué après la semaine qu'il vient de passer. C'est bien que les clubs puissent récupérer très vite leurs joueurs après un match international, mais de là à les faire rentrer à Bruxelles à 5 heures du matin deux fois en l'espace de quatre jours... Dans ce cas-là, je préfère qu'ils dorment une nuit sur place. La fédération doit réfléchir à la question".Walter Baseggio avait été soumis au même régime que Vanderhaeghe. Il ne cachait pas sa satisfaction d'avoir remporté trois matches en l'espace d'une semaine mais ne pouvait masquer sa fatigue physique et nerveuse.Walter Baseggio: J'étais sur les genoux en fin de match. C'est logique. Les deux voyages avec les Diables Rouges ont laissé des traces. En plus, j'ai ressenti une petite douleur aux adducteurs. J'étais content que l'arbitre siffle la fin du match. La manière y était en Estonie. Pas à Andorre, d'accord. Ce match était un peu le même que celui contre Mons: nous devions trouver l'ouverture dans des murs défensifs bien organisés. Nous avons vraiment souffert face aux Montois mais l'essentiel est là: les trois points. La manière, il sera toujours temps d'y penser plus tard. A ce que je sache, Bruges n'a pas été beaucoup plus brillant à Charleroi.Avez-vous craint de ne pas trouver l'ouverture contre Mons?Nous savions que ce serait difficile. En première mi-temps, l'adversaire avait un homme en plus que nous dans le milieu du jeu. Il évoluait avec huit joueurs derrière le ballon. Chaque fois que nous essayions quelque chose, nous étions bloqués à cause de leur bonne organisation. Nous avons essayé de résoudre le problème en passant par les ailes avec Kolar et McDonald mais ça n'a pas marché. Nous étions bien conscients qu'il fallait absolument marquer un but le plus vite possible pour débloquer le match. Nous ne pouvions pas nous permettre d'abandonner deux points ce soir. L'entraîneur a corrigé notre système en deuxième mi-temps et nous avons joué avec quatre attaquants: il ne restait plus que Vanderhaeghe et moi dans le milieu du jeu et c'était tuant. Mons est resté très bien organisé jusqu'à la dernière minute. Il était clair que cette équipe était venue chez nous dans le seul espoir de prendre un point. (P. Danvoye)REPORTERS/FRANCOIS WALSCHAERTS