Des renforts tardifs

Waasland-Beveren a surpris en s'imposant à Courtrai lors du premier match de la saison. C'est encore plus étonnant quand on voit la série réalisée ensuite par les Flandriens. La préparation des visiteurs a été difficile : l'équipe n'était pas encore renforcée, que du contraire, et le club a eu des problèmes de licence.
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Waasland-Beveren a surpris en s'imposant à Courtrai lors du premier match de la saison. C'est encore plus étonnant quand on voit la série réalisée ensuite par les Flandriens. La préparation des visiteurs a été difficile : l'équipe n'était pas encore renforcée, que du contraire, et le club a eu des problèmes de licence. La reprise a plombé tout l'été. La pandémie a accru les problèmes, mais Waasland avait déjà réalisé depuis longtemps qu'il ne pourrait pas assurer son maintien en D1A avec pour seul capital le soutien d'entreprises locales. Le club avait besoin d'une injection extérieure. Les résultats sportifs ont confirmé ce constat, une fois l'adrénaline du traitement subi en été dissipée. Nicky Hayen a tout essayé. Un trio défensif central, une dernière ligne de quatre. Il a aligné différents joueurs, testé de multiples occupations de terrain, en vain. L'équipe, trop jeune, a besoin de trop de coaching extérieur pour tenir bon. Lors du deuxième match, contre le Standard, la première heure a été bonne, mais quand Waasland a commencé à plier, le club a encaissé des raclées. Inexistant, il a encaissé quatre buts à Zulte Waregem, a été balayé par Mercier et consorts à domicile contre OHL, en a pris quatre contre Bruges et quatre autres contre Anderlecht. Waasland-Beveren a beau aligner le meilleur buteur, Daan Heymans, qui se déplace intelligemment et a déjà marqué six fois cette saison, il est victime de sa défense, complètement poreuse. Par-dessus le marché, le capitaine, Caufriez, a été transféré à Saint-Trond. Il fallait donc attendre les renforts fournis par les repreneurs. Une fois le passage de témoin effectué, l'équipe a obtenu des joueurs expérimentés, venus de tous les horizons. Un nouveau gardien (celui qui a joué après le Nouvel An, mais cette fois transféré à titre définitif), un médian défensif camerounais, un Luxembourgeois qui peut évoluer en dix ou sur le flanc, un attaquant suisse. Le projet jeune et belge ? C'est (provisoirement ?) terminé. Hayen doit maintenant former un ensemble soudé, capable de se battre pour le maintien. Après un début de saison difficile, nous ne lui accordons actuellement pas davantage de perspectives.Il n'est pas facile de jouer en pointe à Waasland-Beveren. L'équipe est jeune et souvent dominée. Son attaquant doit avoir de la vitesse, de la puissance et être apte à conserver le ballon tout en étant très efficace, car il a peu d'occasions. Michael Frey (26 ans) est loué par Fenerbahçe. La saison passée, il a marqué cinq buts et délivré autant d'assists pour Nuremberg, en deuxième Bundesliga. Il va surtout aider d'autres à marquer. Il a fait preuve de beaucoup de combativité lors de ses débuts contre Genk et a joué verticalement. On ne peut le juger avant qu'il ait acquis le rythme des matches. Hayen peut aligner des joueurs en décrochage autour de lui : Efford, plus rapide, ou Heymans, qui a un sens du but plus prononcé. Il vient de Westerlo et a été prêté à Lommel. Il avait déjà montré de belles dispositions en 2019, Custovic lui trouvait quelque chose, mais pas ses successeurs. Il émerge maintenant par son placement intelligent et sa technique. À 23 ans, il devrait être mûr, mais il plafonne depuis deux ans et est controversé au milieu défensif. Il n'est pas entouré de joueurs capables de le diriger.