Manque de professionnalisme

On l'avoue, le titre est un peu hard car à Waasland-Beveren, on bosse. Le club est même de plus en plus professionnel. Mais il serait quand même temps qu'au Freethiel, on commence à songer à travailler en profondeur. Quand un club lutte chaque année pour son maintien, change d'entraîneur à tire-larigot, met des mois à construire son noyau, en fait une bonne évaluation mais éprouve tout de même des difficultés à être prêt à temps... C'est que que quelque chose ne va pas.
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On l'avoue, le titre est un peu hard car à Waasland-Beveren, on bosse. Le club est même de plus en plus professionnel. Mais il serait quand même temps qu'au Freethiel, on commence à songer à travailler en profondeur. Quand un club lutte chaque année pour son maintien, change d'entraîneur à tire-larigot, met des mois à construire son noyau, en fait une bonne évaluation mais éprouve tout de même des difficultés à être prêt à temps... C'est que que quelque chose ne va pas. A quoi cela sert-il d'être la meilleure équipe du Pays de Waes si c'est pour jouer le bas du tableau et rejeter sans cesse la faute sur l'entraîneur ? Les fans et les partenaires l'ont compris et ils sont de moins en moins nombreux à se rendre au Freethiel. Le club doit donc se réveiller car il ne trouvera pas toujours un nouveau magicien pour redresser la situation et reconstruire en espérant qu'un autre club fasse pire encore. Avec les départs de Roef, Ampomah et Boljevic, l'ère Clement (qui eut son petit succès il y a deux ans) est définitivement révolue. La saison dernière, Waasland-Beveren s'est sauvé en prenant neuf points face au Club Bruges, à l'Antwerp et à Lokeren sous la direction d' Adnan Custovic. Ce dernier avait succédé à Yannick Ferrera, qui avait mis l'accent sur l'organisation et avait fait beaucoup de matches nuls. Conclusion : l'équipe n'était déjà pas très bonne et elle a encore été affaiblie cet été après les retours de Verstraete et Andrijasevic à Gand. En interne, on le savait. Comme on affirmait déjà en février que Forte n'était pas capable de porter la responsabilité de la ligne d'attaque. Pourtant, cet été, c'est encore à lui qu'on a demandé de le faire, au grand mécontentement de tout le monde. Son départ est logique. Il était donc écrit que Custovic prendait un mauvais départ (quatre défaites en cinq matches) et qu'il serait rapidement limogé. L'affaire des matches truqués a certes paralysé le fonctionnement du club et pesé sur les finances mais ça n'explique pas tout. Transférer des jeunes Belges, c'est très bien mais il faut du temps. Il faut les encadrer par des joueurs d'expérience et posséder, si possible, un axe central solide. Il y a deux ans, c'était Roef- Camacho- Seck- Morioka- Thelin. Hormis le gardien, tous avaient une bonne vingtaine d'années et du talent. Et derrière, sur les flancs, il y avait Jans et Demir. C'est une stabilité de ce genre que le club recherche à présent. On espère que l'Allemand Wiegel fera mieux que le Hollandais Massop la saison dernière. Celui-ci parlait beaucoup mais il n'avait pas suffisamment de talent pour porter l'équipe. Autour de Wiegel, c'est jeune mais tout est relatif : l'équipe qui s'est inclinée au Cercle était plus âgée que celle des Brugeois. Waasland-Beveren manque de stabilité et Custovic n'est pas parvenu à l'équilibrer. Après plusieurs intérims, le Bosnien espérait pouvoir marquer un club de son empreinte et lui inculquer sa vision en cours de préparation. Il a eu sa chance mais a eu du mal à expliquer où il voulait en venir. Sur le plan sportif, il exigeait beaucoup de souplesse tactique de ses hommes, à qui il faisait pratiquer plusieurs systèmes. Mais les jeunes ont besoin de clarté. Ce n'est qu'après la défaite face à Buges qu'il a opté pour une occupation de terrain stricte. Mais il n'y avait toujours pas de hiérarchie dans l'équipe. Arnauld Mercier, son successeur doit maintenant reprendre le flambeau. Comme Custovic, il dispose d'un noyau composé de nombreux jeunes du même niveau mais pas de star. Il va donc souvent devoir changer. Ces joueurs n'en sont qu'au début de leur carrière et ne savent pas de quoi leur avenir sera fait. Ils doivent ajouter le rendement et l'efficacité à leur registre. Se battre, prendre des points. Devenir des hommes. IN Gabriel (Club Bruges), Emmers (Inter, Ita), Pirard (STVV), Koita (KAA Gand), Wiegel (MSV Duisburg, Ger), Verreth (PSV, Ned), Vukcevic (FK Spartak Subotica, Srb), Agyepong (Manchester City, Eng), Tshibola (Aston Villa, Eng), Jackers (Genk), Dhauhoulo (RSC Anderlecht), Durmishaj (Olympiacos, Gre). OUT Threlkeld (Salford City, Eng), Swolfs (Telstar, Ned), Boljevic (Standard), Ampomah (Fortuna Düsseldorf, Ger), Massop (Silkeborg IF, Den), Lulic (NK Slaven Koprivnica, Cro), Vanzo (R Exc. Virton), Forte (SS Juve Stabia, Ita), Debaty (contract rompu). Cela fait plusieurs années que Waasland-Beveren veut avant tout aligner de jeunes Belges mais ceux-ci doivent venir d'ailleurs car, comme Zulte Waregem, le club a du mal à former ses propres joueurs. Il va donc les chercher dans les grands clubs. Jur Schryvers et BrentGabriël viennent du Club Bruges, Daan Foulon d'Anderlecht, LucasPirard et Beni Badibanga du Standard, Nordin Jackers loué à Genk, Xian Emmers de l'Inter et Matthias Verreth du PSV. Comme il ne voyait guère de perspective d'évolution à court terme aux Pays-Bas, Verreth a signé un contrat de trois ans au Freethiel. Il est originaire de Morkhoven (Herentals) et a été formé au Lierse, où le PSV est venu le cherche en 2007, à l'âge de neuf ans... En 2016, après être passé par toutes les équipes d'âge, il a été repris dans l'équipe espoirs, qui évolue en D2 hollandaise. La saison dernière, il a disputé 31 matches, a inscrit sept buts et délivré quatre assists. Cet été, il a fait toute la préparation avec le noyau A du club hollandais. D'un point de vue physique, il a de l'avance sur Emmers et DaanHeymans, avec qui il devrait lutter pour une place derrière les attaquants. Il l'a tout de suite montré face au Club Bruges, lorsqu'il a remplacé un Emmers invisible à une demi-heure de la fin. La semaine suivante, il était titulaire à l'Antwerp, où il a inscrit un but. Au Cercle, il était à nouveau sur le banc, parce qu' AdnanCustovic cherchait des solutions et l'avait sacrifié dans l'espoir de relancer l'équipe et de sauver sa peau. Avec sa taille et son abattage, il devrait plaire au nouveau coach.