Jean-Claude Olio, président des 44 clubs wallons non professionnels des divisions nationales.
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Jean-Claude Olio, président des 44 clubs wallons non professionnels des divisions nationales. " Il y a belle lurette qu'il n'y a plus eu autant de clubs de la Communauté française de Belgique en D1 et en D2 mais tout est une question de trésorerie. Si cette D1 francophone dégage des moyens suffisants pour bien étayer la formation, l'entretien des stades et le payement des salaires des joueurs, je dis - Oui. Mais pas dans un but de division. Il faut rester ouvert aux autres pour progresser. Il faudra prouver la viabilité de cette D1 francophone avant de se lancer dans une telle aventure. Les stades devraient être mieux garnis, mais le problème ne serait pas résolu. Je me souviens de belles recettes à Tournai durant les années 50. A Charleroi, l'Olympic et le Sporting faisaient souvent stade comble. La Wallonie était encore au top de son économie avec des charbonnages et des usines donnant du travail. Quand la donne économique changea, de nombreux clubs n'étant plus soutenus périclitèrent. Dans la situation actuelle, avec les stades et les noyaux que nous avons, cette D1 francophone ne serait pas sur le champ une source de progrès. Il y a un gigantesque écart sportif et structurel entre la D1 et la D2. Ce constat ne se limite pas aux clubs du sud. Dender, par exemple, a du mal à trouver va voie en D1. A ce niveau, les diverses exigences pour décrocher la licence adéquate sont énormes. Mais, à plus long terme, avec un gros travail, cela pourrait être intéressant. Un club ne peut pas dépendre de l'apport d'un mécène comme ce fut le cas de quelques clubs du sud et du nord. Il faut que le return économique soit vaste et diversifié. Si une D1 francophone était suivie attentivement par tous les médias, et surtout la télévision, ce serait évidemment intéressant mais j'ai mes doutes. La D1 actuelle, même si elle est discutée, et doit être rafraîchie, offre un espace économique bien plus vaste ". Jules Dethier, vice-président des clubs de l'Entente du Sud. " Je suis unitariste mais cette formule hypothétique comporte de nombreuses affiches intéressantes. Cependant, l'élite est un univers exigeant. Pour recevoir le Standard, Anderlecht, ou Charleroi, il faut un stade digne de ce nom. Si une D1 plus régionale devait voir le jour, elle aurait des atouts avec des derbies, plus de monde aux guichets. Qui dit plus de monde dit aussi plus d'intérêt des médias. Cette série serait privée de clubs comme le Club Bruges, Gand ou Genk mais des cercles peu porteurs (Cercle Bruges, Lokeren, etc.) céderaient leur place à des équipes qui parlent plus au public. Une D1 francophone posséderait des arguments et serait viable mais étant Belge, je préfère la D1 dans une configuration nationale ".