Il y avait bien longtemps que le Standard n'avait plus pris un départ pareil en championnat. 15 points sur 15, 18 buts marqués, 4 goals encaissés, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Et dire que j'entends encore des supporters faire la fine bouche quant à la qualité du jeu proposé. Avec de telles statistiques, le niveau de jeu ne peut être que très bon. Il faut évidemment espérer que le groupe soit épargné par les blessures et que la pression inhérente aux leaders ne tétanise pas cette jeune formation. Pour le premier point, on peut faire confiance à Guy Namurois, un maître dans le domaine de la préparation physique, et quant au deuxième point, les jeunes ont l'air suffisamment ...

Il y avait bien longtemps que le Standard n'avait plus pris un départ pareil en championnat. 15 points sur 15, 18 buts marqués, 4 goals encaissés, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Et dire que j'entends encore des supporters faire la fine bouche quant à la qualité du jeu proposé. Avec de telles statistiques, le niveau de jeu ne peut être que très bon. Il faut évidemment espérer que le groupe soit épargné par les blessures et que la pression inhérente aux leaders ne tétanise pas cette jeune formation. Pour le premier point, on peut faire confiance à Guy Namurois, un maître dans le domaine de la préparation physique, et quant au deuxième point, les jeunes ont l'air suffisamment mûrs dans leur tête pour résister au stress de l'équipe attendue aux quatre coins du royaume. Le coach liégeois s'appuie sur un 4-4-2 classique depuis le début de la compétition avec au but, un Olivier Renard encore plus affûté que la saison dernière. Les deux arrières latéraux de l'année passée ont disparu de la circulation ( Eric Deflandre au Brussels et Frédéric Dupré sur le banc) et ont été remplacés par Marcos à droite et par Dante qui a glissé du centre vers la gauche. Mohammed Sarr compose toujours l'axe central mais cette fois en compagnie du revenant Oguchi Onyewu. Cette défense évolue en ligne et fait preuve d'une présence physique assez impressionnante. L'Israélien Salim Toama côté gauche relève la moyenne d'âge de l'entrejeu composé aussi de trois gamins : Marouane Fellaini, Axel Witsel et le nouveau capitaine Steven Defour. Witsel évolue côté droit et l'axe est formé par Fellaini derrière Defour. Le duo d'attaque est constitué par Dieumerci Mbokani, qui a pris la place d' Igor de Camargo après deux matches, et de Milan Jovanovic, le meilleur buteur actuel de la compétition. Le Standard, épargné par les blessures et exception faite du changement De Camargo-Mbokani, peut appliquer l'adage Never change a winning team !Hormis Renard qui prend de plus en plus d'assurance dans son rôle de patron de la défense, l'arrière-garde rouche peut s'appuyer sur une paire centrale qui reste bien en place et qui, excepté sur phases arrêtées, ne participe quasiment jamais aux offensives. Les flancs, par contre, sortent beaucoup. Ils apportent la supériorité numérique, principalement du côté droit où Witsel n'est pas un véritable milieu droit et Marcos propose des solutions de dédoublement (exemple : le deuxième but contre Bruges). Au milieu du jeu, la nouvelle mode des box to box est bien présente au Standard et il n'a pas fallu aller chercher bien loin cette denrée de plus en plus recherchée. Le club de Sclessin a la chance d'en posséder deux et, qui plus est, issus de son école de jeunes : Fellaini et Witsel. Le troisième larron de l'entrejeu, Defour, il abat un travail de titan et accumule les kilomètres en possession comme en perte de balle. Quant à Toama, il représente plus le véritable joueur de flanc capable de délivrer, de son pied gauche, d'excellents centres. Devant, il n'est pas nécessaire de revenir sur la grande mobilité et l'énorme complémentarité de Jovanovic avec ses compères De Camargo et plus encore Mbokani. Le Standard mérite ses 15 points mais Anderlecht, tout en étant moins performant, ne se trouve qu'à deux petites unités du leader. Si le mental reste le même et que les jeunes ne connaissent pas trop de creux durant la saison, les fantastiques supporters liégeois risquent au mois de mai de faire la fête un quart de siècle après le dernier titre.etienne delangre