Deux équipes ont émotionné le foot belge cette année : les Olympiques et le Standard de Liège. Les gars de Jean-François de Sart ont fait rêver toute la Belgique depuis Pékin au gré d'un parcours perdu d'avance du fait des compromis entre l'Union belge et les grands clubs. Il faut être à moitié débile pour ne pas être d'accord sur une chose : l'été dernier, lors des Jeux olympiques, la Belgique a sans doute manqué l'une des plus belles chances de son histoire footballistique. Avec une équipe décimée par les non-sélections et retours prématurés obligatoires, nos Olympiques sont tout de même arrivés jusqu'...

Deux équipes ont émotionné le foot belge cette année : les Olympiques et le Standard de Liège. Les gars de Jean-François de Sart ont fait rêver toute la Belgique depuis Pékin au gré d'un parcours perdu d'avance du fait des compromis entre l'Union belge et les grands clubs. Il faut être à moitié débile pour ne pas être d'accord sur une chose : l'été dernier, lors des Jeux olympiques, la Belgique a sans doute manqué l'une des plus belles chances de son histoire footballistique. Avec une équipe décimée par les non-sélections et retours prématurés obligatoires, nos Olympiques sont tout de même arrivés jusqu'en demi-finale. Battus 1-4 par le Nigeria qui se faisait écarter 0-1 par l'Argentine en finale, les Belges manquaient la médaille de bronze contre le Brésil : 0-3. Avec sa meilleure équipe possible, de Sart allait en finale... Mais cette belle histoire manquée a un bon côté. Comme nous l'avions si souvent souligné ici même, les de Sart-Boys constituent plus que jamais l'ossature des Diables Rouges. Ils sont aux mains d'un René Vandereycken qui a non seulement dû reconnaître que les choix de de Sart étaient souvent les meilleurs, place par place, mais également que son style de jeu apportait de meilleurs résultats (pas difficile !) que le sien. Bref, de Sart demeure toujours dans l'ombre chinoise, mais nul ne peut nier à quel point il a marqué notre foot. Et dans quelques années, quand les de Sart-Boys redonneront aux Belges des résultats dignes du passé des Diables, on ne comprendra toujours pas pourquoi ils n'ont pas reçu la possibilité de ramener une médaille de Pékin. Quant au Standard, c'est une autre histoire. Sachant que le malheur des Olympiques allait faire son bonheur, Sclessin n'a contribué à l'effort pékinois qu'avec une parcimonie extrême. Landry Mulemo est parti et revenu de Pékin avec l'équipe, mais Marouane Fellaini devait rentrer d'office après la phase de groupes ; Axel Witsel et Steven Defour ayant eu l'autorisation de rester à Liège suite aux négociations de Lucien D'Onofrio avec la Maison de Verre. Bref, c'est un Standard version intégrale qui reprenait la compétition. Le nouveau coach Laszlo Bölöni avait à peine commencé à prouver qu'il était le transfert de l'année que Fellaini s'en allait pour Everton, juste après que les Rouches aient manqué de botter Liverpool hors de la Ligue des Champions. Depuis, le Standard effectue un magnifique parcours européen et a toutes les chances de franchir l'écueil de Braga en 16e de finale de la Coupe de l'UEFA, en février prochain. Il y aura bien sûr le mercato d'hiver d'ici là, mais le club n'a pas envie de voir l'aventure se terminer. D'autant qu'il est toujours en course pour le titre où son adversaire naturel se dresse déjà sur sa route. Anderlecht, champion d'automne, a réussi à limiter les dégâts après une élimination douloureuse en Coupe d'Europe dès avant la fin de l'été ! Et alors que ses adversaires risquent surtout de s'affaiblir du fait du mercato, les Mauves de Roger Vanden Stock se sont déjà renforcés en engageant le jeune buteur du Cercle de Bruges, Tom De Sutter. Le championnat ne fait que commencer ! PAR JOHN BAETE