Le football professionnel, c'est terminé pour Ronald Foguenne. Ce dernier a été licencié par le Sporting Charleroi en fin d'année 2002. Désormais, il évolue en D3B au CS Verviers, dernier au classement.
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Le football professionnel, c'est terminé pour Ronald Foguenne. Ce dernier a été licencié par le Sporting Charleroi en fin d'année 2002. Désormais, il évolue en D3B au CS Verviers, dernier au classement. Ronald Foguenne est arrivé à Verviers grâce à Benoît Thans qui s'occupe principalement du secteur extrasportif. Le club est actuellement en proie à de nombreux problèmes et il compte bien les résoudre. L'ancien joueur de Westerlo a contacté Foguenne et ils sont rapidement tombés d'accord. Thans souhaite réaliser quelque chose de bien à Verviers. Pour lui, la ville mériterait un club parmi l'élite car elle est quand même assez grande. Elle compte en effet presque 63.000 habitants. C'est évidemment un projet à long terme car cette saison, Verviers a concédé un retard assez important et va éprouver des difficultés à quitter la dernière place du classement. "Tout le monde se rend bien compte qu'il faudrait un petit miracle pour qu'on réussisse à se sauver", explique Foguenne. "Il ne faut évidemment pas renoncer car tout est toujours possible. On a encore quelques rencontres à notre portée face à nos plus proches adversaires du fond du classement. Une chose m'a frappé quand je suis arrivé au RCSV, c'est le manque d'expérience et de sérénité au sein du groupe. En plus, le noyau est composé de très jeunes éléments. Enfin, cela a pour conséquence positive que l'ambiance est extraordinaire. C'est assez étonnant pour une équipe qui compte aussi peu de points. Actuellement, j'évolue dans le milieu, en numéro dix. Je n'ai jamais vraiment été un joueur capable de faire la différence à lui seul. Il faut que l'équipe tourne autour de moi pour que je sois plus performant et ici, c'est le cas. J'essaye de mettre les joueurs dans les meilleures situations possibles. Je dois toucher dès lors un maximum de ballons. J'essaye aussi d'apporter, comme plusieurs anciens joueurs de D1, mon expérience aux jeunes. Ce n'est pas toujours évident. On s'entraîne trois fois par semaine. Pour l'instant, il m'est encore difficile de me faire une idée du niveau de la D 3. J'ai joué contre l'Olympic et j'ai vu les matches contre Walhain et face à Oud Heverlee. Je n'avais pas vraiment l'impression qu'il y avait une grosse différence sauf en ce qui concerne la réussite évidemment. Par rapport à la D1, l'écart est flagrant. Les qualités techniques des joueurs sont moins bonnes et de fait, le rythme en pâtit. Pour ce qui est des duels, ils sont même parfois plus physiques qu'en D1" En procès contre CharleroiLes raisons évoquées par Charleroi pour expliquer le licenciement de Foguenne concernent des soins administrés à Liège. Le Sporting prétend qu'il n'aurait jamais donné la permission au joueur. Ce dernier a dès lors intenté une action en justice contre son ancien employeur. "Je ne préfère pas encore trop me prononcer. Le tribunal jugera. L'action a aussi pour sujet des arriérés de salaire. Charleroi me doit toujours une prime que je devais recevoir à la signature. Ils ont nié ce fait pendant longtemps mais finalement, un accord à l'amiable a été trouvé. Le payement doit être échelonné et effectué le 12 de chaque mois".Si Foguenne devait définir le Sporting de Charleroi en un mot, ça serait "pétaudière" (sic). "C'est inimaginable! Je n'ai jamais vu cela. On critique souvent la direction du Standard mais à Charleroi, c'est bien pire. Dès lors, je préfère m'amuser dans le vestiaire à Verviers que de devoir supporter l'hypocrisie quotidienne qui y règne. Au RCSV, il y a des gens sains. Il faudrait réellement une édition spéciale de Sport-FootMagazine pour écrire tout ce que j'y ai entendu. AbbasBayat avait l'habitude de coller rapidement des étiquettes. Sur la mienne, il y avait marqué pro- Ferrera. Pour les autres, c'était Scifo, Brogno ou Bayat. C'est vraiment la guerre à Charleroi et en plus, tous les murs ont des oreilles. Tout est mal interprété... De vraies gamineries! Si deux personnes sont d'accord, c'est déjà beaucoup. Maintenant, je relativise beaucoup plus. On ne tire évidemment pas facilement un trait sur une longue carrière en D1. Un break, ça fait souvent du bien. Je ne suis quasiment plus ce qui se passe parmi l'élite. Par exemple, je ne savais même pas que les quarts de finale de la Coupe de Belgique avaient été disputés. Je suis vraiment dégoûté du milieu en tout cas. Le football professionnel, c'est fini pour moi. Il ne faut jamais dire jamais mais je ne me voile pas la face. éa n'aurait sûrement pas été le cas si tout s'était bien passé à Charleroi. Je reste encore en contact avec le peu d'amis que j'y ai gardé. Pour la plupart, ce sont inévitablement des joueurs. Mon moral en a vraiment pris un coup et je ne suis pas le seul. Par exemple, Tony Herreman ne s'est également pas fait respecter. Il est dégoûté également. En définitive, ce ne sera jamais mon club! J'y ai vécu mes pires souvenirs. Je dois admettre que j'ai eu beaucoup de pépins physiques mais est-ce une raison pour me jeter de pareille manière? Heureusement que j'ai vécu d'extraordinaires moments durant ma période gantoise qui a duré quasiment six ans. Mes six premiers mois au Standard ont également été très positifs. Ils m'ont permis d'obtenir deux sélections en équipe nationale et j'ai joué face à la Juventus en Coupe d'Europe", dit-il Reconversion dans la formation des jeunesFoguenne va vraisemblablement trouver un emploi à Verviers. "Grâce à ce charmant Monsieur Bayat, je vais pointer au chômage deux fois par mois. Je vais plus que probablement obtenir un boulot au sein du club, normalement dans le domaine de la gestion des infrastructures sportives. Il y a beaucoup à faire. Il faut aussi organiser toutes les équipes du club. A mon arrivée, j'ai été surpris du fait qu'il n'y avait pas d'équipe Juniors et de Réserves. Il faut vraiment repartir de zéro. A long terme, ça me plairait de m'occuper de la formation de jeunes. Enfin, tous mes soucis me paraissent vraiment minimes actuellement. Mes enfants me permettent de me rendre compte que le football n'est pas tout dans la vie".Tim Baete"Grâce à ce charmant M. Bayat, je vais pointer au chômage deux fois par mois"