La fin des différents championnats et du tour final (retardé) donne l'occasion à tous les gens du foot de goûter à des vacances bien méritées. Tous les joueurs, en tout cas ceux qui n'ont pas de soucis de contrats pour la prochaine saison, peuvent partir en villégiature l'esprit libéré. Certains vont respecter le programme concocté par leur entraîneur afin d'être fin prêts pour la reprise mais il ne faut pas rêver, ceux qui suivent toutes les directives à la lettre ne sont certainement pas majoritaires. Le souci principal est, pour ceux qui ont facilement des problèmes de poids, de se présenter sur la balance au premier entraînement avec un surplus pondéral limité. Car, physiquement, un bon mois de repos ne peut pas faire de tort ; j'entends évidemment, par repos, deux semaines de relâche complète puis une reprise progressive avec des activités sportives diversifiées entrecoupées de quelques footings d'intensité croissante.

Le premier club à reprendre l'entraînement aujourd'hui 16 juin est La Gantoise et les derniers le 5 juillet sont Anderlecht, Ostende et Mons, mais cette énorme différence de dates de reprise n'empêchera pas les différents noyaux d'être fin prêts pour les trois coups de la compétition domestique. Certains joueurs en fin de contrat comme Olivier Doll par exemple ou d'autres qui essayent de partir malgré qu'ils soient toujours liés avec leur club (entre autres Grégory Dufer) partent en vacances de toute manière car leur agent respectif s'occupe de leurs intérêts et attend leur retour pour finaliser la transaction.

Les joueurs ont nettement moins de tracas que les dirigeants et les entraîneurs qui, en cette période, doivent tout mettre en place afin que la nouvelle saison se déroule sous les meilleurs auspices. Les entraîneurs professionnels mais qui n'ont pas leur mot à dire dans les transferts, qui sont entourés d'un préparateur physique responsable de la mise en condition et d'un manager sportif s'occupant de toute l'organisation du stage et des matches amicaux, sont déchargés d'une grande partie des soucis de l'entre-saison. Comme coach de Sprimont en D3, en tout cas, cette période n'est pas vraiment celle que je préfère. A part la finalisation des nouveaux transferts, réalisée par le président, l'entraîneur dans mon cas s'occupe de tout le reste. Cette période est encore plus chargée que la saison en elle-même.

Cela passe par des réunions de mise en place sportive pour la nouvelle saison : quels joueurs veut-on conserver, quels sont ceux qui doivent partir, quels postes doivent être améliorés ? Ensuite, les journées sont inondées de conversations téléphoniques afin de contacter les joueurs susceptibles de nous renforcer. Avec certains, cela va très vite, mais malheureusement, d'autres sont beaucoup moins corrects et jouent le jeu de la surenchère ou mangent carrément leur parole et vous mettent dans les problèmes quand cela se produit fin du mois de juin. Heureusement, il ne s'agit que d'une minorité, mais il faut savoir que cela existe. L'organisation du mini-stage à l'étranger demande également une visite complète des lieux ainsi que la réservation des terrains qui ne font pas partie du complexe hôtelier. La mise en place des matches amicaux, l'organisation des tests physiques où l'on doit prévoir un programme à la carte en fonction des disponibilités de chacun, la préparation des entraînements de début de saison y compris la préparation physique (puisque je travaille seul à ce niveau) font partie intégrante de mon boulot.

Cette année, j'ai dû en plus passer plusieurs heures au téléphone afin de démonter le soi-disant travail d'un agent de joueurs véreux qui promettait monts et merveilles à un de mes joueurs pour qu'il ne se réengage pas avec nous. Heureusement, un concours de circonstances m'a mis la puce à l'oreille, et je me suis rendu compte que mon joueur était en train de se faire rouler par un malhonnête au risque de se retrouver sans club. Cela fait aussi partie du job d'entraîneur et on se doit d'être très vigilant vis-à-vis de tels énergumènes. Tout cela ne m'empêche toutefois pas d'être véritablement passionné par ce que je fais. Mais n'oublions pas que certains joueurs ne sont pas en congé pour le moment : ce sont les privilégiés qui participent à l'Euro 2004 et qui souhaitent tous être en vacances le plus tard possible.

A ce propos, je me lance dans le jeu des pronostics. La France, en première place, mais ce n'est pas très objectif car c'est mon équipe préférée. En 2, les Pays-Bas, et en 3, le Portugal. Mais comme je suis généralement mauvais en pronostics...

Etienne Delangre

La fin des différents championnats et du tour final (retardé) donne l'occasion à tous les gens du foot de goûter à des vacances bien méritées. Tous les joueurs, en tout cas ceux qui n'ont pas de soucis de contrats pour la prochaine saison, peuvent partir en villégiature l'esprit libéré. Certains vont respecter le programme concocté par leur entraîneur afin d'être fin prêts pour la reprise mais il ne faut pas rêver, ceux qui suivent toutes les directives à la lettre ne sont certainement pas majoritaires. Le souci principal est, pour ceux qui ont facilement des problèmes de poids, de se présenter sur la balance au premier entraînement avec un surplus pondéral limité. Car, physiquement, un bon mois de repos ne peut pas faire de tort ; j'entends évidemment, par repos, deux semaines de relâche complète puis une reprise progressive avec des activités sportives diversifiées entrecoupées de quelques footings d'intensité croissante. Le premier club à reprendre l'entraînement aujourd'hui 16 juin est La Gantoise et les derniers le 5 juillet sont Anderlecht, Ostende et Mons, mais cette énorme différence de dates de reprise n'empêchera pas les différents noyaux d'être fin prêts pour les trois coups de la compétition domestique. Certains joueurs en fin de contrat comme Olivier Doll par exemple ou d'autres qui essayent de partir malgré qu'ils soient toujours liés avec leur club (entre autres Grégory Dufer) partent en vacances de toute manière car leur agent respectif s'occupe de leurs intérêts et attend leur retour pour finaliser la transaction. Les joueurs ont nettement moins de tracas que les dirigeants et les entraîneurs qui, en cette période, doivent tout mettre en place afin que la nouvelle saison se déroule sous les meilleurs auspices. Les entraîneurs professionnels mais qui n'ont pas leur mot à dire dans les transferts, qui sont entourés d'un préparateur physique responsable de la mise en condition et d'un manager sportif s'occupant de toute l'organisation du stage et des matches amicaux, sont déchargés d'une grande partie des soucis de l'entre-saison. Comme coach de Sprimont en D3, en tout cas, cette période n'est pas vraiment celle que je préfère. A part la finalisation des nouveaux transferts, réalisée par le président, l'entraîneur dans mon cas s'occupe de tout le reste. Cette période est encore plus chargée que la saison en elle-même. Cela passe par des réunions de mise en place sportive pour la nouvelle saison : quels joueurs veut-on conserver, quels sont ceux qui doivent partir, quels postes doivent être améliorés ? Ensuite, les journées sont inondées de conversations téléphoniques afin de contacter les joueurs susceptibles de nous renforcer. Avec certains, cela va très vite, mais malheureusement, d'autres sont beaucoup moins corrects et jouent le jeu de la surenchère ou mangent carrément leur parole et vous mettent dans les problèmes quand cela se produit fin du mois de juin. Heureusement, il ne s'agit que d'une minorité, mais il faut savoir que cela existe. L'organisation du mini-stage à l'étranger demande également une visite complète des lieux ainsi que la réservation des terrains qui ne font pas partie du complexe hôtelier. La mise en place des matches amicaux, l'organisation des tests physiques où l'on doit prévoir un programme à la carte en fonction des disponibilités de chacun, la préparation des entraînements de début de saison y compris la préparation physique (puisque je travaille seul à ce niveau) font partie intégrante de mon boulot. Cette année, j'ai dû en plus passer plusieurs heures au téléphone afin de démonter le soi-disant travail d'un agent de joueurs véreux qui promettait monts et merveilles à un de mes joueurs pour qu'il ne se réengage pas avec nous. Heureusement, un concours de circonstances m'a mis la puce à l'oreille, et je me suis rendu compte que mon joueur était en train de se faire rouler par un malhonnête au risque de se retrouver sans club. Cela fait aussi partie du job d'entraîneur et on se doit d'être très vigilant vis-à-vis de tels énergumènes. Tout cela ne m'empêche toutefois pas d'être véritablement passionné par ce que je fais. Mais n'oublions pas que certains joueurs ne sont pas en congé pour le moment : ce sont les privilégiés qui participent à l'Euro 2004 et qui souhaitent tous être en vacances le plus tard possible. A ce propos, je me lance dans le jeu des pronostics. La France, en première place, mais ce n'est pas très objectif car c'est mon équipe préférée. En 2, les Pays-Bas, et en 3, le Portugal. Mais comme je suis généralement mauvais en pronostics...Etienne Delangre