Amedeo Carboni, 39 ans depuis le 6 avril, a battu deux records en mai. Le 9, au stade Pizjuan de Séville, il devenait le joueur le plus âgé à enlever la Liga. Le précédent détenteur de ce record, Ferenc Puskas, avait 38 ans et 11 jours quand il fut sacré champion d'Espagne 64-65. Son second record, le défenseur de Valence l'améliorait le 19 au stade Ullievi de Göteborg où jamais un joueur aussi âgé n'avait remporté une coupe d'Europe. Le précédent record appartenait au gardien du Real, Miguel Angel Gonzalez, vainqueur de la Coupe de l'UEFA 85 à 37 ans et 149 jours. Dans certaines statistiques, on attribue le record à Puskas, qui affichait 39 ans et 39 jours au compteur lors de la victoire en Coupe des Champio...

Amedeo Carboni, 39 ans depuis le 6 avril, a battu deux records en mai. Le 9, au stade Pizjuan de Séville, il devenait le joueur le plus âgé à enlever la Liga. Le précédent détenteur de ce record, Ferenc Puskas, avait 38 ans et 11 jours quand il fut sacré champion d'Espagne 64-65. Son second record, le défenseur de Valence l'améliorait le 19 au stade Ullievi de Göteborg où jamais un joueur aussi âgé n'avait remporté une coupe d'Europe. Le précédent record appartenait au gardien du Real, Miguel Angel Gonzalez, vainqueur de la Coupe de l'UEFA 85 à 37 ans et 149 jours. Dans certaines statistiques, on attribue le record à Puskas, qui affichait 39 ans et 39 jours au compteur lors de la victoire en Coupe des Champions 66. Quoi qu'il en soit, Carboni compte quand même quatre jours de plus que la star du Real qui n'avait pas participé à la rencontre. Ces deux records, Carboni les a battus en tant que titulaire tant en championnat qu'en Coupe de l'UEFA où il n'a raté qu'un seul match, le retour en demi-finales contre Villarreal, pour abus de cartons jaunes. En championnat, l'arrière de Valence ne s'est pas montré plus tendre (9 jaunes et 2 rouges) et c'est sans doute pour cette raison qu'il n'a participé qu'à 32 des 38 rencontres que compte la compétition espagnole. Peu de joueurs peuvent s'enorgueillir d'une telle présence d'autant que l'arrière italien n'a quitté que quatre fois le terrain avant le coup de sifflet final et encore à la 86e et à la 79e, suite à ses exclusions, et à la 74e et 87e. Bref, celui que les supporters de Valence ont surnommé le Capo n'a rien d'un pensionné. Sur le terrain, il démarre, court, accélère à nouveau et il a même eu droit à une banderole sur laquelle était inscrit " Nous voulons 15 Carboni ", en faisant référence à son numéro de maillot. Magnanime, Carboni a rendu le brassard de capitaine qui lui avait été décerné afin que ce soit un vrai Valencien, le médian DavidAlbelda, qui en bénéficie. Le secret de sa longévité ? Une question que Carboni n'aime pas : " Il n'y en a pas. Il y a la chance parce que mon physique me permet de jouer encore à un niveau élevé, l'ambiance de travail, la sérénité qui existe à Valence tant en ville qu'au club. Même si notre cercle connaît un déficit budgétaire et qu'il y a eu des divergences de vues entre l'entraîneur et la direction, sa gestion familiale, plus humaine, fait en sorte que tu vis bien parce qu'il y existe un dialogue et une certaine liberté ". Carboni a entamé sa carrière à Arezzo (D2) en 84-85. Il passa ensuite une saison à Bari, une à Empoli et une à Parme (D2). Il resta ensuite deux ans à la Sampdoria (88-90) et sept à l'AS Rome qu'il quittait, un peu contraint et forcé, durant l'été 97 pour Valence, un club en pleine reconstruction. " Mes débuts furent difficiles car JorgeValdano avait créé un cirque avec Romario, Ortega et d'autres joueurs, tous de fins techniciens amoureux du ballon. Ils étaient beaux à voir mais cela ne rapportait rien. Pour nous, défenseurs, c'était très dur ". (N. Ribaudo) LORENZO SERRA FERRER (51 ans) remplacera Victor Fernandez à la tête du Betis Séville, club qu'il avait déjà entraîné de 1993 à 1997. GONZALO RODRIGUEZ a signé un contrat de cinq ans avec Villarreal, qui a versé trois millions d'euros au club de San Lorenzo de Almagro (D1 argentine). Malgré son jeune âge (20 ans), le défenseur central a déjà été appelé en sélection nationale argentine et faisait partie de la formation qui a décroché la qualification pour les JO. RONALDINHO a été remercié par la direction de Barcelone pour sa bonne saison. Le Brésilien a vu son indemnité de rupture portée à 150 millions d'euros et son salaire annuel est désormais de 4,8 millions par an, somme qui peut être doublée grâce à un système de bonus. LEVANTE, qui n'avait connu qu'un seul passage en D1 (de 1963 à 1965), a retrouvé l'élite. LUIS AMARANTO PEREA (25 ans), l'international colombien de Boca Juniors, a signé un contrat de quatre ans avec l'Atletico Madrid.