Le football est plus fort que tout et se remettra certainement des secousses actuelles. A condition que tout le monde tire dans le même sens et ne profite pas de la situation pour son seul intérêt personnel...
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Le football est plus fort que tout et se remettra certainement des secousses actuelles. A condition que tout le monde tire dans le même sens et ne profite pas de la situation pour son seul intérêt personnel... Suite aux derniers événements judiciaires (la juge d'instruction a lancé un mandat d'arrêt international à l'égard du duo Ye-Pietro Allatta et inculpé l'autre duo Filippo Gaone-Laurent Denis pour malversations financières), on n'a pu que sourire en se remémorant les dénégations, attaques et critiques des uns et des autres lorsque Sport/Foot Magazine a commencé à se pencher sur des affaires " bizarres " dès l'été dernier. Et au fil du temps et de l'augmentation de la pression médiatique, on entendit même que " c'étaient les Flamands qui en voulaient aux Wallons ". Du n'importe quoi. Quant à savoir si Gaone a suffisamment préservé La Louvière, seul l'avenir le dira. Tout comme on verra si son avocat l'a bien conseillé, lui qui n'a jamais donné une image claire de son rôle exact : avocat, dirigeant, agent ? Une précision : si ces deux derniers sont bien inculpés pour des infractions financières, la juge d'instruction a tout de même précisé que cela ne préjugeait pas d'autres chefs d'inculpation à l'avenir. On espère maintenant que le duo Ye-Allatta sera retrouvé et interrogé à son tour. En attendant les autres rebondissements. Mais il n'y a pas que l'affaire qui dérange. En dehors de tout match supposé truqué ou non, on assiste à une avalanche de comportements qui ne manquent pas d'interpeller. Surtout qu'on vient de voir remises à leur place des personnes qui se montraient tellement sûres d'elles et arrogantes récemment. Prenons le Standard qui ne cesse de se départir de son personnage de Caliméro à l'égard de l'arbitrage alors que ses joueurs se mettent eux-mêmes en faute par rapport aux lois du jeu. Pourtant c'est clair : ils ont tellement envie d'être champions qu'ils jouent le couteau entre les dents (plus que leurs adversaires directs, ce qui pourrait bien s'avérer payant, soit dit en passant). Mais pourquoi leurs dirigeants ne reconnaissent-ils pas cet état d'esprit plutôt que d'incriminer si souvent les arbitres de façon souvent si lourde. Et ce à un moment où leur vice-président Luciano D'Onofrio fait l'objet d'un nouveau procès en France. Quel timing ! De la part de Charleroi, on attend toujours que le manager Mogi Bayat livre les preuves de ses accusations de mensonges proférées lors d'un Studio 1 à l'égard de notre magazine. Elles ne sont toujours pas arrivées à la rédaction. Alors, soit il a oublié son accès de logorrhée, soit Maître Denis (son avocat qui nous envoya un droit de réponse contestant qu'il avait dit que Gaone avait reçu 500.000 euros de Ye) a d'autres chats à fouetter, soit digère-t-il le fait d'avoir été vidé de la salle de réception du Club Bruges par les stewards de Michel D'Hooghe. Après avoir insulté les arbitres, Mogi Bayat avait provoqué un esclandre en taxant dirigeants brugeois et fédéraux de corrompus. " Pourtant, il devrait bien se souvenir que nous insistons pour faire preuve de déférence l'un à l'égard des autres ", dit Jean-Marie Philips, responsable de la Ligue Professionnelle. " Surtout qu'il est récidiviste : il avait déjà fait l'objet d'un blâme de la part du comité sportif. Il sera donc re-convoqué. Je suis très déçu car ce sont des gens comme lui qui devraient donner l'exemple. Or... " Plus encore, le président Abbas Bayat y a été tout aussi fort il y a dix jours en accusant - sur place - le comité sportif de l'UB de racisme à l'égard de Mahamadou Kéré. Le défenseur (qui a un passé de joueur violent) venait pourtant de prendre un seul match de suspension pour une agression sur Kristof Snelders du Brussels et il en risquait trois. Oncle et neveu, même combat ? Il y a quatre ans, Mogi accusait les supporters des Zèbres de racisme... avant de s'excuser. Mais par rapport aux excès avérés de son neveu à l'égard de Sport/Foot Magazine (il n'y a pas que les accusations de mensonges, il y a aussi des menaces de violence), le président du Sporting n'est jamais intervenu. Qui ne dit mot consent ? Pour en revenir à la sortie d'Abbas Bayat, Jan Peeters, le président de l'UB, a tenu à préciser : " Nous avons toujours tout fait pour lutter contre toutes les formes de racisme. Abbas Bayat n'avait aucun reproche raciste à nous adresser, bien au contraire ". john baete