La plupart des journalistes foot ont un passé en tribune. Nous aussi. Compte tenu de la proximité géographique et de leur succès, il s'agissait des gradins de deux grands clubs bruxellois, le RWDM et Anderlecht. On se bousculait, surtout pour les rencontres européennes. De grands moments car dans les années '70 et '80, Anderlecht était une grande puissance du Vieux Continent. Il a envoyé promener le Real Madrid 3-0. C'était ...

La plupart des journalistes foot ont un passé en tribune. Nous aussi. Compte tenu de la proximité géographique et de leur succès, il s'agissait des gradins de deux grands clubs bruxellois, le RWDM et Anderlecht. On se bousculait, surtout pour les rencontres européennes. De grands moments car dans les années '70 et '80, Anderlecht était une grande puissance du Vieux Continent. Il a envoyé promener le Real Madrid 3-0. C'était l'époque de Franky Vercauteren, Alex Czerniatynski, Erwin Vandenbergh, Frank Arnesen et du frêle Per Frimann. Deux décennies plus tard, le statut du club avait changé. Il était plus modeste. Jan Koller, Yves Vanderhaeghe, Besnik Hasi, Aleksandar Ilic, Olivier Doll, Patrick van Diemen, Walter Baseggio... Des travailleurs, qui s'appuyaient sur leur enthousiasme mais aussi leur technique - regardez le dribble d'Ilic avant le deuxième but. Malgré tout, le Sporting s'était surtout imposé grâce à son combat physique sur un terrain lourd. Car, à chaque visite du Real, on a l'impression que les pelouses sont spongieuses et glissantes et qu'en outre, un froid glacial règne. Ce soir-là, au début du XXIe siècle, le marquoir affichait 2-0, grâce à deux buts inscrits en fin de partie. Il faisait froid aussi lors de la dernière visite du Real en Belgique, à Genk en 2002. Fernando Morientes aurait dû écoper d'une carte rouge suite à une attaque en règle des jambes de Josip Skoko mais il s'en est sorti avec la jaune. Wesley Sonck aurait mérité plus que le but égalisateur. Genk aurait dû l'emporter mais il a dû se contenter d'un point (1-1). Faute d'avoir décroché la moindre victoire, il avait été éliminé de la Ligue des Champions mais ce soir-là, le Real avait été pâle, comme à chacune de ses visites en Belgique. Le Club Bruges aussi a déjà renvoyé le Real à Madrid sans point : en novembre 1976. Score final : 2-0, avec un but grandiose d' Ulrik Le Fèvre. C'est donc possible. Quelles sont les prévisions météo ? Va-t-il pleuvoir ? Surtout, le jardinier ne doit pas prendre trop grand soin de la pelouse. Supporters du Club, préparez-vous à une fête car le Real n'a pas souvent connu le succès en Belgique.