Daré Nibombe a pris part au fameux Togo-Mali, marqué par la défaite togolaise 0-2 privant les Eperviers de la Coupe d'Afrique des Nations mais surtout émaillé par des incidents très graves ayant abouti à de nombreux blessés dont deux joueurs maliens ( Frédéric Kanoutéde Séville et Mamadi Sidibéde Stoke City respectivement tabassé et gravement blessé au bras - il a été opéré - par les supporters togolais).
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Daré Nibombe a pris part au fameux Togo-Mali, marqué par la défaite togolaise 0-2 privant les Eperviers de la Coupe d'Afrique des Nations mais surtout émaillé par des incidents très graves ayant abouti à de nombreux blessés dont deux joueurs maliens ( Frédéric Kanoutéde Séville et Mamadi Sidibéde Stoke City respectivement tabassé et gravement blessé au bras - il a été opéré - par les supporters togolais). Malgré l'évidence, Nibombe est furieux contre le lynchage médiatique dont le Togo est victime et y va de sa version que nous n'avons pu recouper : " Je suis fâché devant l'ampleur que ces incidents ont pris. J'ai disputé 42 rencontres sous le maillot togolais et la moitié a été émaillée d'incidents parfois bien plus graves mais on n'en a jamais rien dit dans la presse. Le Mali dispose d'une plateforme médiatique exceptionnelle car ce pays compte des joueurs prestigieux comme Kanouté ou Momo Sissoko de Liverpool. Certes, je ne veux pas défendre l'inacceptable mais ces incidents sont simplement la réplique de ce que les supporters et joueurs togolais ont subi à Bamako lors du match aller. Cependant, aucune presse n'a relayé les agissements maliens. Pourquoi ? Il suffit pourtant de visionner les cassettes des deux matches. Au mois de juin, on s'est rendu à Cotonou, au Bénin, et les supporters guinéens n'ont rien trouvé de mieux que de couper les seins de nos supportrices. A la mi-temps de ce match, on n'avait même pas pu rentrer au vestiaire et un de nos ministres avait été molesté. Le 6 juin, de retour de Freetown (Sierra Leone), l'avion de notre ministre des Sports s'est écrasé. Une ligne dans le journal pour déplorer cet accident. Or, tout le monde sait que ce n'est pas dû qu'à la malchance. L'avion avait été évidemment saboté ! Lors des éliminatoires de la dernière Coupe du Monde, les vitres de notre bus avaient été totalement brisées à Dakar. Le Sénégal n'a reçu aucune sanction ". Pourtant, cela n'enlève rien à la gravité des événements de Lomé. " On sentait qu'il y avait de la tension dans l'air et tout le monde voyait que cela allait dégénérer. Les autres nations abusent de nos supporters et le public togolais en a eu marre. Il voulait montrer que désormais, quand les fans adverses auront exagéré chez eux, ils recevraient la monnaie de leur pièce lors du retour à Lomé. Malheureusement, ces incidents ont fait le tour du monde et on s'attend à une grosse sanction. Surtout que le pays était déjà dans le collimateur de la FIFA et de CAF suite à ce qui s'était passé à la dernière Coupe du Monde - NDLR : les joueurs avaient menacé de partir en grève pour des histoires de primes. Ces deux fédérations n'attendaient plus qu'une occasion pour sévir ! "