Au printemps 1998, quand les Golden State Warriors draftent Vince Carter puis le casent aux Toronto Raptors, LeBron James est un adolescent de 14 ans qui a touché son premier ballon trois ans plus tôt. Luka Doncic, le phénomène slovène des Dallas Mavericks, n'est quant à lui même pas encore né en 1999, quand Carter débute et est élu Rookie of the Year à l'issue de sa première saison. À cette époque, il marque 18,3 points par match, mais impressionne surtout grâce à ses dunks spectaculaires, qui lui valent le surnom d' Air Canada.

Un an plus tard, le shooting guard porte sa moyenne à 25,7 et on le rebaptise Vinsanity et Half Man Half Amazing suite à son dunk mémorable aux Jeux Olympiques de Sydney, quand, jambes écartées, il propulse le ballon dans le panier, par-dessus la tête du colosse français Frédéric Weis - 2m18 ! Les journalistes tricolores parlent alors du dunk de la mort. Quinze ans plus tard, ESPN interroge la victime de Carter sur ce fameux coup de génie. " Rien qu'avec ça, il mérite déjà sa place dans l'histoire. Malheureusement, je figure aussi sur les images. Debout. Ce jour-là, j'ai réalisé que certains sont bel et bien capables de voler. "

Deux ans après ses débuts, le champion olympique de Sydney signe un nouveau contrat de six ans à Toronto, d'une valeur de 85 millions d'euros, mais ses genoux et ses ischio-jambiers commencent à se rebiffer. Il se lasse aussi des Raptors, auxquels il reproche de manquer d'ambition. En 2004, quand il est transféré aux New Jersey Nets, une poignée de supporters des Raptors brûlent son maillot. " J'ai blessé beaucoup de gens à Toronto, j'en suis conscient ", réagit-il suite aux huées qui résonnent chaque fois qu'il joue en déplacement à la Scotiabank Arena. " Peu m'importe que les gens me sifflent ou m'encouragent, Toronto occupera toujours une place spéciale dans mon coeur, car c'est là que j'ai entamé une merveilleuse carrière. "

Carter était prédestiné à la gloire. Il est d'abord quarterback de l'équipe de football américain de la Mainland High School (Daytona Beach). Après une fracture du poignet, il se distingue en volley et conduit l'équipe de basket à un premier titre de l'état de Floride en 56 ans. À la fin de ses études, 77 universités lui offrent une bourse. " Durant ma dernière année, ce sont mes cours de saxophone qui m'ont procuré le plus de plaisir. Je pouvais aussi obtenir une bourse en musique, mais le basket me paraissait être un meilleur choix ", sourit Carter, qui s'est aujourd'hui produit pour huit clubs et a signé l'année passée aux Atlanta Hawks. Ce sera son dernier mandat. Après 22 saisons, il raccrochera définitivement. " Je joue avec quatre équipiers qui n'étaient pas encore nés quand j'ai débuté. Il est temps d'arrêter. "

Au printemps 1998, quand les Golden State Warriors draftent Vince Carter puis le casent aux Toronto Raptors, LeBron James est un adolescent de 14 ans qui a touché son premier ballon trois ans plus tôt. Luka Doncic, le phénomène slovène des Dallas Mavericks, n'est quant à lui même pas encore né en 1999, quand Carter débute et est élu Rookie of the Year à l'issue de sa première saison. À cette époque, il marque 18,3 points par match, mais impressionne surtout grâce à ses dunks spectaculaires, qui lui valent le surnom d' Air Canada. Un an plus tard, le shooting guard porte sa moyenne à 25,7 et on le rebaptise Vinsanity et Half Man Half Amazing suite à son dunk mémorable aux Jeux Olympiques de Sydney, quand, jambes écartées, il propulse le ballon dans le panier, par-dessus la tête du colosse français Frédéric Weis - 2m18 ! Les journalistes tricolores parlent alors du dunk de la mort. Quinze ans plus tard, ESPN interroge la victime de Carter sur ce fameux coup de génie. " Rien qu'avec ça, il mérite déjà sa place dans l'histoire. Malheureusement, je figure aussi sur les images. Debout. Ce jour-là, j'ai réalisé que certains sont bel et bien capables de voler. " Deux ans après ses débuts, le champion olympique de Sydney signe un nouveau contrat de six ans à Toronto, d'une valeur de 85 millions d'euros, mais ses genoux et ses ischio-jambiers commencent à se rebiffer. Il se lasse aussi des Raptors, auxquels il reproche de manquer d'ambition. En 2004, quand il est transféré aux New Jersey Nets, une poignée de supporters des Raptors brûlent son maillot. " J'ai blessé beaucoup de gens à Toronto, j'en suis conscient ", réagit-il suite aux huées qui résonnent chaque fois qu'il joue en déplacement à la Scotiabank Arena. " Peu m'importe que les gens me sifflent ou m'encouragent, Toronto occupera toujours une place spéciale dans mon coeur, car c'est là que j'ai entamé une merveilleuse carrière. " Carter était prédestiné à la gloire. Il est d'abord quarterback de l'équipe de football américain de la Mainland High School (Daytona Beach). Après une fracture du poignet, il se distingue en volley et conduit l'équipe de basket à un premier titre de l'état de Floride en 56 ans. À la fin de ses études, 77 universités lui offrent une bourse. " Durant ma dernière année, ce sont mes cours de saxophone qui m'ont procuré le plus de plaisir. Je pouvais aussi obtenir une bourse en musique, mais le basket me paraissait être un meilleur choix ", sourit Carter, qui s'est aujourd'hui produit pour huit clubs et a signé l'année passée aux Atlanta Hawks. Ce sera son dernier mandat. Après 22 saisons, il raccrochera définitivement. " Je joue avec quatre équipiers qui n'étaient pas encore nés quand j'ai débuté. Il est temps d'arrêter. "