Quelle sera votre mission ?

Nous serons deux, Olivier Gaspard et moi, à suivre les Diables. Directs, réalisation de sujets... On se partagera le boulot. Ce dispositif avait bien fonctionné au Brésil et Michel Lecomte voulait qu'on reste un point de référence. Détricoter les bonnes relations nouées avec les Diables et leur entourage aurait été dommage. Même si c'est un travail un peu monotone, l'expérience de 2014 avait été très riche. La seule différence, c'est que je commenterai le match d'ouver...

Nous serons deux, Olivier Gaspard et moi, à suivre les Diables. Directs, réalisation de sujets... On se partagera le boulot. Ce dispositif avait bien fonctionné au Brésil et Michel Lecomte voulait qu'on reste un point de référence. Détricoter les bonnes relations nouées avec les Diables et leur entourage aurait été dommage. Même si c'est un travail un peu monotone, l'expérience de 2014 avait été très riche. La seule différence, c'est que je commenterai le match d'ouverture France-Roumanie. J'avais émis le souhait d'être quand même derrière le micro. J'espère aussi pouvoir intervenir en direct des matches des Diables, au bord du terrain. Cela a été le cas lors de la campagne qualificative mais pas au Brésil, pour des raisons techniques. Nous disposerons aussi d'un studio dans chaque stade où la Belgique prestera. Nous pourrons y accueillir des joueurs et le coach après le coup de sifflet final. Celles du vestiaire, non. Mais je dois beaucoup moins insister pour interroger un joueur. Si Nainggolan passe en faisant la moue, je peux me permettre de l'interpeller. Il est déjà arrivé qu'un Diable réponde à mes questions alors qu'il avait émis le souhait de ne pas parler à l'attaché de presse. Les Diables savent qui nous sommes. Ils nous reconnaissent, nous saluent, discutent avec nous en dehors des matches. Le fait de côtoyer les mêmes personnes les met en confiance. Je les suis depuis que la RTBF a retrouvé les droits. Le match décisif en Croatie a été un tournant. Etre à leurs côtés lors de cette fête, les interviewer... Quelque chose est né à ce moment. Elle est dans mon salon et elle n'attend que de repartir faire la tournée des stades, avec plus de réussite que le quart de finale brésilien. Quand je dis qu'on part avec la même équipe, c'est Willy compris ! Chacun la ressent de manière différente. Je n'y pense pas trop et je n'ai pas d'appréhension. La sécurité sera renforcée avec peut-être 10 contrôles à traverser là où il n'y en avait que 2 avant. Il faudra prendre ses précautions pour arriver à l'heure, ne pas s'énerver... On sait ce qui peut arriver. La RTBF nous l'a fait comprendre : en cas d'incident grave, nous serons les premiers en ligne et nous devrons traiter l'info au détriment de l'aspect sportif. PAR SIMON BARZYCZAK" Si un Diable ne veut pas parler, je peux me permettre de l'interpeller. " - VINCENT LANGENDRIES