Homme de l'ombre de votre Studio 1 du lundi soir, Vincent Langendries est pour beaucoup dans la cohérence de l'émission. Explications.
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Homme de l'ombre de votre Studio 1 du lundi soir, Vincent Langendries est pour beaucoup dans la cohérence de l'émission. Explications. Pouvez-vous nous expliquer votre travail d'éditeur à la RTBF ?Dès le début de semaine, je m'occupe de l'attribution des matches pour les différents journalistes. Parfois un peu à l'aveuglette, ce que je réajuste quotidiennement. Le dimanche, en concertation avec Rodrigo Beenkens, je fais le choix des invités du lundi et je prends les contacts. Le lendemain, jour du direct, je débute ma journée en emmagasinant toutes les remarques, les analyses des intervenants de l'émission. A partir de là et du choix des grands thèmes, je prépare la conduite de l'émission qui sera lue une première fois vers 18 h à l'arrivée des chroniqueurs. Beaucoup de coordination et de préparation, ce qui laisse finalement peu de place à l'improvisation... Environ 75 % des interventions sont préparées. Un peu avant le début du programme, je me place en régie et indique à Michel Lecomte, à travers l'oreillette, les moments où l'on s'enfonce, où lorsque l'on doit sauter au sujet suivant. Exemple : dernièrement, Rodrigo voulait nous parler de Dieter Dekelver et d'un chiffre intéressant ; on est passé outre car j'estimais que ça ne collait plus au cadre de l'émission. C'est donc à vous que l'on doit les " Très court, Stéphane ! " du présentateur ?On nous le reproche fréquemment dans les mails ou sms que l'on reçoit, mais on y est souvent obligé. Si vous ne coupez pas la parole de Stéphane Pauwels, il est capable de tenir le crachoir pendant une heure et demie. Sans vouloir paraître prétentieux, mon rôle est important, lourd dans sa préparation, mais très gai et excitant. Vous êtes aussi la voix de l'athlétisme sur la RTBF. Une autre passion ? Après le départ d'Erik Krol, j'ai repris le flambeau. Même si mon sport de prédilection a toujours été le foot, l'athlétisme me passionnait. C'est un milieu très ouvert, surtout au niveau national. Pour interviewer Kim Gevaerts, on ne doit pas passer par toute une série d'intermédiaires. Et on est encore content de voir arriver la télé. Dans le foot, le temps où l'on débarquait dans les vestiaires avec la caméra est très, très loin maintenant. On vous sait attaché à l'AFC Tubize. Y jouez-vous encore un rôle ?J'ai fait partie du conseil d'administration durant un certain temps. Aujourd'hui, j'essaye d'aider le club, grâce à mes contacts par exemple. Cela pourrait me poser un problème de déontologie si le club accédait à la D1 mais on n'y est pas encore... THOMAS BRICMONT