" Nobody likes us, we don't care (Personne ne nous aime, on s'en fout) ", est le chant favori des supporters de Millwall. Une sorte d'expiation du péché. Ils le savent, c'est pas bien mais ils le font quand même. Samedi, ils ont réussi, une fois de plus, à voler la vedette à leurs joueurs. Castagne... entre eux et honte sur tout le foot anglais.
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" Nobody likes us, we don't care (Personne ne nous aime, on s'en fout) ", est le chant favori des supporters de Millwall. Une sorte d'expiation du péché. Ils le savent, c'est pas bien mais ils le font quand même. Samedi, ils ont réussi, une fois de plus, à voler la vedette à leurs joueurs. Castagne... entre eux et honte sur tout le foot anglais. Que pouvait-on attendre d'eux ? " TheDen ", leur stade, est certainement un des seuls au monde où des bombes artisanales ont été jetées pendant un match. L'arène a déjà été suspendue à cinq reprises. Rare, très rare en Angleterre. Un jour, ils ont sorti un linesman du stade.. en plein match. Lors d'un derby à QPR le speaker balance : " Encore le moindre incident et on arrête le match ". Réponse ? Envahissement du terrain par 3.000 Lions. Millwall était mené 6-1. Fallait pas les tenter. Samedi, ce ne fut que 2-0. Wigan était tout simplement trop fort. Pourtant, l'avant-match était nettement à l'avantage des Londoniens. Ils ont reçu 31.000 tickets, les fauves se sont jetés dessus. Les agneaux de Wigan, non. Les banlieusards de Manchester, en ont renvoyé 10.000. Damned, voilà qui relance le débat. Des 1/2 finales jouées dans ce stade de 90.000 places. Faut bien rentabiliser ce gouffre financier mais les puristes hurlent que le monde entier va assister à une 1/2 finale de FACup avec 1/3 des tribunes vides. Humiliation. Roberto Martinez, décidément superbe tacticien des pelouses comme des mots, nous sort : " Moi je trouve ça génial qu'on en ait vendu 21.000. " Il a raison, Wigan n'attire que 19.000 fidèles de moyenne. Ici, ils sont davantage à se taper les 300 km jusqu'à la capitale. Et puis y a ceux dont on sait maintenant qu'ils avaient raison. Ceux qui gardaient leur argent pour l'apothéose. Où Wigan remplacera son statut de favori des demis à outsider de la finale. En face ce sera du lourd. Manchester City est passé en force. Rafa Benitez fait sienne la devise de Millwall : " Personne ne nous aime...surtout pas M. Foy. " Sorte de projection de sa situation à Chelsea. Eden, lui, n'en a cure. Après match il nous confie : " Putain, il m'a tué Vince ! " Kompany n'a pas laissé passer Hazard, et c'est City qui passe. The Prince avait prévenu avant le match : " Pas de pitié ! ". En parlant de pitié, l'étiquette de loser a longtemps collé aux Belges au plus haut niveau du foot européen. Fini tout cela. Dans les salles de presse, on est passé du : " Who are you ? " à " What's your secret in Belgium ? " ou encore nos amis français : " Vous nous prenez notre boulot ! Plus personne ne parle des Français, il n'y en a que pour les Belges. " Moi j'ai failli perdre celui qui a ouvert la voie. L'autre Prince, le premier. Philippe Albert. Wembley c'est 36 km de couloir. Merde, j'espère qu'il n'est pas parti en pèlerinage. Y a quand même 635 buvettes dans le Temple. En fait, il taille la bavette avec des fans de City. Le plus vieux d'entre eux lui rappelle qu'une des plus belle érections de sa vie, c'est quand il a mis Peter Schmeichel et ManU sur le cul de sa fameuse " pichenette " entrée à jamais dans l'histoire de la Premier League. D'ailleurs Roy Keane ne l'a pas oubliée. Quand nous entrons dans la salle de presse, son regard vers notre Albert en dit long. Un mélange de respect et de distance. Le " grand " s'en fout. Keane regarde Newcastle-Sunderland, et il n'a rien perdu de son sens du tacle. Maintenant c'est avec les mots. Ça fait toujours aussi mal. Par contre, que des caresses pour Simon Mignolet. Tout le monde en parle. Nos amis du quotidien français L'Equipe nous demandent pourquoi il joue pas en équipe nationale ? Ben parce qu'il y a ThibautCourtois ! " Ah oui y a encore celui-là. Putain on a pas fini de rester dans l'ombre ". C'est vrai, pour l'instant c'est plaisant d'être dans la lumière grâce aux projecteurs braqués sur nos petits génies. Belgium got talent. C'est sur les pelouses, à la télé et surtout une vraie réalité. " Belgium got talent. C'est sur les pelouses, à la télé, et surtout une vraie réalité. "