L'adjoint de Robert Waseige sera aux commandes du navire des Diables Rouges en Tchéquie. Tout le monde imagine un peu que le Limbourgeois est un taiseux, l'adjoint qui obéit le doigt toujours sur la couture du pantalon. Une espèce de nouvelle version du bon Julien Labeau qui travailla longtemps avec Guy Thys en équipe natinale. Hans Saris est journaliste au Nieuwsblad et connaît Vince Briganti depuis des dizaines d'années. Hans Saris vit même arriver Vince Briganti dan...

L'adjoint de Robert Waseige sera aux commandes du navire des Diables Rouges en Tchéquie. Tout le monde imagine un peu que le Limbourgeois est un taiseux, l'adjoint qui obéit le doigt toujours sur la couture du pantalon. Une espèce de nouvelle version du bon Julien Labeau qui travailla longtemps avec Guy Thys en équipe natinale. Hans Saris est journaliste au Nieuwsblad et connaît Vince Briganti depuis des dizaines d'années. Hans Saris vit même arriver Vince Briganti dans un collège d'Hasselt au début des années 60 : "Il y avait deux étrangers dans cette école : l'Italien, lui, et le Hollandais, moi. A mon avis, Vince aurait pu mener de brillantes études universitaires et devenir ingénieur mais son père, je crois, l'incita à devenir instituteur. C'était déjà pas mal, croyait-il, pour un fils de gueule noire. Vince est un formateur et un éducateur. Briganti aurait pu avoir une belle carrière de coach après avoir raccroché ses crampons de joueur qui s'identifia surtout à Winterslag. Mais en réalité, il s'est tout de suite démarqué des managers, agents et autres personnages un peu louches qui contribuent parfois à faire une carrière. Vince a toujours voulu préserver son indépendance. Il est enseignant et ça garantit aussi sa liberté de dire non quand cela ne l'arrange pas. Il ne vit pas que du football mais vit pour le football, la nuance est importante. Il y a quelques années, il propulsa Zwarte Leeuw au tour final de la D2 mais devina que cela grenouillait : son club n'avait pas envie de monter en D1. Insupportable pour Vince qui s'en alla. Il ne veut pas être au centre de l'actualité et n'a pas du tout besoin de cette forme de reconnaissance. Il préfère qu'on parle de son travail, c'est là qu'il trouve ses motivations, pas dans les gazettes. Vince donne également cours au Bloso, l'Adeps version flamande, a formé des tas d'entraîneurs. Ses cours sont photocopiés et je sais qu'on pique pas mal de ses idées à l'étranger. Il en est fier. Vince n'est pas du tout un modeste adjoint, un porteur de cônes. Robert et Vince se connaissent depuis trente ans. Waseige l'a entraîné dans le temps à Winterslag. Vince a toujours fait beaucoup de scouting pour Waseige qui apprécie ses fiches, ses rapports, ses idées, etc. C'est un duo complémentaire et je sais que Robert discute beaucoup avec lui. Vince a été éduqué dans le respect des valeurs, de la parole donnée, de la fidélité, etc. La figure du père est importante pour lui mais on ne peut pas dire que Waseige soit un deuxième père pour lui, pas du tout, ce serait faussement réducteur. L'amitié les a unis, c'est très différent. Vince est réservé mais on ne peut pas dire qu'il manque de caractère. Au contraire : Briganti a beaucoup de personnalité car il se connaît bien, sait où il va, en fait un homme honnête et, pour moi, c'est bien la preuve qu'il a de la personnalité, du caractère à revendre. Vince n'a jamais cédé à la facilité dans la vie". (P.Bilic)