J'apprends par le journal de ce vendredi que Vincent Kompany a décidé de s'inscrire à l'université en économie. Cette nouvelle est d'abord très réjouissante car cela prouve qu'il existe encore des sportifs de haut niveau bien dans leur tête. Déjà, le fait de terminer ses humanités alors que sa percée dans le football professionnel était réalisée (n'oublions pas qu'il fut Soulier d'Or avant d'obtenir son certificat d'études secondaires) est pour moi une première réussite. A mon époque, j'ai côtoyé des footballeurs en herbe qui ont tout ...

J'apprends par le journal de ce vendredi que Vincent Kompany a décidé de s'inscrire à l'université en économie. Cette nouvelle est d'abord très réjouissante car cela prouve qu'il existe encore des sportifs de haut niveau bien dans leur tête. Déjà, le fait de terminer ses humanités alors que sa percée dans le football professionnel était réalisée (n'oublions pas qu'il fut Soulier d'Or avant d'obtenir son certificat d'études secondaires) est pour moi une première réussite. A mon époque, j'ai côtoyé des footballeurs en herbe qui ont tout sacrifié pour le foot et d'autres qui avaient joué quelques matches en équipe Première pendant leur rhéto et qui ont arrêté leurs études en plein milieu de la dernière année. Pour, dans un cas comme dans l'autre, ne pas réussir finalement dans le sport et n'avoir aucun diplôme. Bref, l'échec dans tous les domaines ! Le choix de Vincent me rappelle celui que j'ai dû effectuer en 1981 au moment de signer mon premier contrat (de non-amateur) avec le Standard. Choisir entre le foot et les études, voire décider de faire les deux était très difficile. Entre un père directeur d'école n'ayant jamais pratiqué le foot et l'envie de faire de mon hobby un métier, j'ai finalement opté pour la deuxième solution. Toutefois, en accord avec mon paternel, j'ai décidé de me donner deux ans pour faire le bilan de mon éventuelle éclosion dans le monde du ballon rond, puis reprendre des études si le football se soldait par un échec. Et c'est peut-être mon plus grand regret. J'aurais dû essayer de combiner les deux activités. GünterJacob, Jean-François de Sart, Patrick Thairet et d'autres encore ont prouvé qu'il était possible de mener de front études universitaires et sport de haut niveau, et pas seulement dans le foot. En ce qui concerne Vincent Kompany, ce qui est remarquable, c'est qu'il a déjà fortune faite, que sa percée sportive est définitivement réussie et que les grands clubs européens sont à ses pieds à 18 ans à peine. Ce qui n'était pas le cas des joueurs cités plus haut. Moi-même, mon premier contrat offert par le Standard était de... 100 euros bruts par mois logé, nourri. Pas de quoi faire une croix définitive sur les études en cas d'échec footballistique. J'ai vu que Vince allait être aidé par une professionnelle de l'encadrement de sportifs pros qui veulent suivre une formation universitaire. Cette aide ne sera certainement pas un luxe, lui qui va avoir d'énormes difficultés à assister aux différents cursus. Réussir ne sera certainement pas chose aisée, conserver son rendement maximal sur le terrain non plus. Mais rien que tenter l'aventure mérite déjà un grand coup de chapeau ! Bonne chance Vincent. Etienne DelangreL'inscription de Kompany à l'unif prouve qu'IL EXISTE ENCORE DES SPORTIFS DE HAUT NIVEAU BIEN DANS LEUR TÊTE