TACTIQUE

Presque invincible sur la scène d'en bas, avec une quatrième Europa League à son palmarès, Emery vient se frotter à une piste aux étoiles qui lui correspond moins. Son sous-marin jaune semble néanmoins armé pour quelques missions spectaculaires avec sa torpille Gerard Moreno, décisif à 41 reprises en 46 matches la sais...

Presque invincible sur la scène d'en bas, avec une quatrième Europa League à son palmarès, Emery vient se frotter à une piste aux étoiles qui lui correspond moins. Son sous-marin jaune semble néanmoins armé pour quelques missions spectaculaires avec sa torpille Gerard Moreno, décisif à 41 reprises en 46 matches la saison dernière. Désormais épaulé par le véloce Dia, arrivé de Reims, l'international espagnol emmène un 4-4-2 difficile à manoeuvrer. L'Argentin Rulli pose ses gants derrière une défense où le vétéran Albiol et le robuste Torres font le ménage dans l'axe, tandis que Estupiñán, Alberto Moreno, Gaspar et Foyth se disputent les couloirs. Au milieu, les Français Coquelin et Capoue luttent avec les locaux Iborra, Trigueros et surtout Parejo pour les deux places axiales, alors que l'ex-Brugeois Danjuma débarque pour animer les flancs en compagnie du jeune Pino et du très rapide Chukwueze. Disciplinée sans le ballon et très dynamique sur les transitions, la maison jaune promet encore quelques vertiges sur cette scène européenne qu'elle adore. Avec une septième place en championnat d'Espagne, Villarreal n'aurait pas dû prétendre à un ticket européen, mais comme le sous-marin jaune a remporté l'Europa League, il s'est qualifié pour la Ligue des Champions. Il le doit en grande partie à son gardien, Gerónimo Rulli qui, au terme d'une séance de tirs au but à suspense, a transformé son penalty avant d'arrêter celui de David De Gea, le gardien de Manchester United. Villarreal s'est ainsi imposé 11-10 et a permis à Unai Emery de remporter l'Europa League pour la quatrième fois.