Il faudra encore attendre quelques semaines pour connaître la décision du Comité Exécutif de la FIFA au sujet de la question de confiance que beaucoup de ses membres veulent poser à Sepp Blatter, concernant la banqueroute de la société de marketing ISL. Mercredi dernier, le président a été longuement mis sur le gril à propos de la façon dont il a traité l'affaire. Mais il est sorti vainqueur de l'interrogatoire de cinq heures. Il présidera donc le congrès de la FIFA à Buenos Aires, mais d'ici là, il devra encore répondre à une série de questions que le président de l'UEFA, Lennart Johansson, lui a posées par écrit.
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Il faudra encore attendre quelques semaines pour connaître la décision du Comité Exécutif de la FIFA au sujet de la question de confiance que beaucoup de ses membres veulent poser à Sepp Blatter, concernant la banqueroute de la société de marketing ISL. Mercredi dernier, le président a été longuement mis sur le gril à propos de la façon dont il a traité l'affaire. Mais il est sorti vainqueur de l'interrogatoire de cinq heures. Il présidera donc le congrès de la FIFA à Buenos Aires, mais d'ici là, il devra encore répondre à une série de questions que le président de l'UEFA, Lennart Johansson, lui a posées par écrit. L'atmosphère était extrêmement tendue à Zurich, pour cette réunion exceptionnelle du Comité Exécutif, mais pas au point d'être agressive. Ce sont surtout les représentants de l'UEFA qui tentent d'empoisonner la vie de Blatter. Ils y sont parvenus, sans toutefois obtenir la question de confiance si redoutée du président de la FIFA. Blatter espère maintenant que tout se passera mieux à Buenos Aires. Là, il ne sera plus confronté au groupe, élitiste, de 24 hauts dirigeants des six confédérations, dont au moins la moitié lui est défavorable, mais aux représentants de plus de 200 fédérations, ce qui va certainement détendre l'atmosphère.L'ambiance hostile qui régnait à Zurich est essentiellement due au fait qu'un vent favorable avait procuré à quelques journalistes partisans de l'UEFA les 25 questions posées par écrit à Sepp Blatter. Et ce, avant même que Blatter et son entourage n'aient été mis au courant. Au moment où les questions étaient aimablement transmises à quelques rédactions, le président se trouvait en avion, de retour de la finale de la Coupe des Confédérations, qui avait eu lieu à Tokyo. L'agence de presse Reuters -une des favorisées- en était tellement ennuyée qu'elle a fait précéder la diffusion du rapport d'une note signalant qu'elle trouvait la procédure inhabituelle, puisqu'il s'agissait d'un document en principe confidentiel. En fait, c'est Lennart Johansson lui-même qui aurait dû poser ces questions, mais il n'a pu assister à la réunion à cause d'une opération à la prostate qui le contraint à un peu de repos. L'UEFA, qui avait pourtant insisté sur l'urgence d'une réunion, a ensuite voulu la reporter. Mais la FIFA n'a pas accepté. Blatter se considère comme le demi-vainqueur de cette lutte. Il veut maintenant reprendre l'initiative. Il va se rendre à Stockholm pour y rencontrer Lennart Johansson et lui fournir personnellement les réponses aux questions restées sans réponse à Zurich. Il a déclaré que ce qui était confidentiel devait le rester. C'est le style de la FIFA mais pas nécessairement de tous ses membres. Ceux qui ont transmis les 25 questions à des journalistes n'ont pas agi dans l'esprit de fair-play qui devrait être de rigueur dans le football et ses différents comités. Ceux qui agissent en coulisses ne peuvent être identifiés et donc remis à leur place. Les questions les plus gênantes avaient trait au salaire des conseillers, aux nominations et aux limogeages des fonctionnaires de la FIFA. Elles auraient dû être posées bien plus tôt. Il est toutefois clair qu'après une brève trêve, la guerre qui a suivi la tentative avortée de prise de pouvoir de l'UEFA sur la FIFA -avec notamment l'échec de Lennart Johansson aux élections présidentielles- a repris de plus belle. Sepp Blatter peut cependant se réjouir d'avoir désamorcé une situation explosive et d'avoir regagné la confiance des gens en ses compétences à diriger le football mondial.Mick Michels