L'Italie devait battre l'Ecosse à domicile si elle voulait rester dans le coup pour l'Euro. Sa défaite en France et surtout le match nul concédé à la maison contre la Lituanie l'avait placée dans une situation inconfortable au sein du groupe qualificatif le plus difficile. L'Ukraine et l'Ecosse vont probablement jouer les trouble-fêtes face aux deux finalistes de la dernière Coupe du Monde. L'Italie avec ses 10 points se retrouve maintenant à 2 petites unités de ses 3 concurrents directs, les Ecossais ayant disputé une rencontre de plus.
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L'Italie devait battre l'Ecosse à domicile si elle voulait rester dans le coup pour l'Euro. Sa défaite en France et surtout le match nul concédé à la maison contre la Lituanie l'avait placée dans une situation inconfortable au sein du groupe qualificatif le plus difficile. L'Ukraine et l'Ecosse vont probablement jouer les trouble-fêtes face aux deux finalistes de la dernière Coupe du Monde. L'Italie avec ses 10 points se retrouve maintenant à 2 petites unités de ses 3 concurrents directs, les Ecossais ayant disputé une rencontre de plus. L'Italie a démontré un tel réalisme et une telle solidité dans ce match que l'on voit mal l'Euro 2008 se dérouler sans sa présence. Hormis deux occasions d' AntonioDi Natale et les deux buts de Luca Toni, le public de Bari n'a ni vibré ni tremblé car l'Ecosse ne s'est pas créé la moindre véritable chance de but. On a vu une Squadra Azzurra extrêmement réaliste et rigoureuse dans tous les compartiments du jeu. Le 4-5-1 des Italiens est d'application en perte de balle car en possession, il se transforme en 4-3-3 avec les participations très haute de Di Natale et de Mauro Camoranesi. Il peut également se mouvoir en véritable 4-2-4 lorsque SimonePerrotta vient se positionner à hauteur de Toni. La défense est orchestrée par un des meilleurs gardiens du monde Gianluigi Buffon et est composée, de droite à gauche, de MassimoOddo qui est le plus offensif et vient très souvent en position de débordement. Le Milanista possède un excellent centre et une très bonne frappe et ces deux qualités le désignent comme responsable des coups francs sur les flancs aussi bien à droite qu'à gauche. C'est d'ailleurs sur une telle phase qu'il dépose le ballon sur la tête de Toni à l'occasion du premier but. Les trois autres défenseurs restent sur leur position, excepté quelques rares incursions de l'arrière gauche Gianluca Zambotta. Le duo central composé du Ballon d'Or Fabio Cannavaro et Marco Matterazzi ne sort que sur phases arrêtées et alternativement. Au milieu, les rôles du duo Gennaro Gattuso-Daniele De Rossi sont primordiaux pour l'équilibre de l'équipe. Le Milanais, en véritable pitbull, effectue son rôle d'essuie-glaces à merveille tandis que le Romain bouche tous les trous laissés par les appels offensifs de Camoranesi et de Di Natale. De plus, il se retrouve très souvent arrière droit pour couvrir les montées incessantes d'Oddo. Les deux joueurs de flancs (Camoranesi et Di Natale) effectuent un boulot considérable en travaillant constamment sur toute la longueur du terrain. Le cinquième joueur d'entrejeu, Perrotta, peut aussi être considéré comme un deuxième attaquant. C'est lui qui, en tout cas, tourne autour du véritable pivot qu'est Toni. Quand on pense que, pour différentes raisons, des joueurs de la trempe d' Alessandro Nesta, Fabio Grosso et Francesco Totti n'étaient pas au coup d'envoi et qu' Alessandro DelPiero et Andrea Pirlo sont rentrés en fin de rencontre, on se rend compte de la richesse du vivier. Un ballon mal maîtrisé par les Ecossais à 40 mètres de leur but est finalement gagné par Gattuso qui, suite à une triple récupération du ballon au milieu de trois joueurs adverses (excusez du peu !) parvient à s'infiltrer sur le flanc droit. Il fixe toute la défense et attend le dédoublement de Camoranesi. Celui-ci reçoit le ballon dans sa foulée, et de la ligne extérieure du grand rectangle, expédie un centre parfait vers le deuxième piquet où le centre-avant italien pique parfaitement de la tête ce ballon et assure ainsi la victoire.par étienne delangre