Du haut de son mètre 75, Daniel Opare détonne. Le latéral ghanéen fait figure de format de poche dans un onze de base dont les dix autres membres oscillent entre les 185 et les 192 centimètres. Déjà utilisée la saison dernière pour dominer des rencontres transformées en combats homme contre homme, grâce à un marquage individuel généralisé sur tout le terrain, la supériorité physique de ses joueurs reste l'arme majeure du footbal...

Du haut de son mètre 75, Daniel Opare détonne. Le latéral ghanéen fait figure de format de poche dans un onze de base dont les dix autres membres oscillent entre les 185 et les 192 centimètres. Déjà utilisée la saison dernière pour dominer des rencontres transformées en combats homme contre homme, grâce à un marquage individuel généralisé sur tout le terrain, la supériorité physique de ses joueurs reste l'arme majeure du football de Laszlo Bölöni. Contre Bruges, le coach roumain avait installé un losange au milieu du terrain pour contrer les individualités du champion en titre. Jelle Van Damme suivait Ruud Vormer à la trace, Sambou Yatabaré s'occupait d' Hans Vanaken, pendant que Faris Haroun dévorait Siebe Schrijvers. Surpassés physiquement, les milieux brugeois ont souffert pour dicter le rythme, dans une rencontre qui a peiné pour entrer dans les deux rectangles. D'un côté, Bruges se défendait loin de son rectangle, conscient que la domination aérienne de l'Antwerp pouvait faire des ravages dans ses seize mètres. De l'autre, le Great Old a verrouillé sa surface, avec le grand format de Simen Juklerod à l'arrière gauche pour compléter les gabarits imposants de Dino Arslanagic et Matheus Borges. En dominant numériquement et physiquement les deux zones de vérité du terrain, les hommes de Bölöni s'érigent en candidats de choix pour les play-offs 1. Les Anversois concèdent un nombre très réduit d'occasions franches, uniquement dépassés par Bruges à une occasion. Sur le premier but encaissé par Sinan Bolat cette saison, Bruges a profité d'une confusion créée dans l'organisation anversoise, quand Van Damme, sorti trop haut, a dû laisser le marquage de Vormer à Jonathan Bolingi. L'attaquant du Great Old, peu habitué au marquage, a lâché le Néerlandais, contraignant Borges à s'en occuper et à délaisser le jeune Loïs Openda, à la réception d'un ballon de Vanaken pour offrir l'ouverture du score au Soulier d'or. C'était le genre d'occasion où le marquage individuel est confronté à ses limites. Mais jusqu'à présent, l'Antwerp parvient à ce que ces situations se produisent assez rarement pour faire tourner les rencontres en sa faveur.