Ce qui, voici quelques semaines, était encore perçu comme une boutade, voire comme une manière de détourner l'attention de l'équipe Première, qui filait du mauvais coton à cette époque, était donc on ne peut plus sérieux: Michel Verschueren tirera bel et bien sa révérence, en tant que manager du RSCA, cette année encore. Il ne délaissera pas totalement son club pour autant, puisqu'il lui incombera à la fois de préparer son successeur ( Herman Van Holsbeeck?) tout en r...

Ce qui, voici quelques semaines, était encore perçu comme une boutade, voire comme une manière de détourner l'attention de l'équipe Première, qui filait du mauvais coton à cette époque, était donc on ne peut plus sérieux: Michel Verschueren tirera bel et bien sa révérence, en tant que manager du RSCA, cette année encore. Il ne délaissera pas totalement son club pour autant, puisqu'il lui incombera à la fois de préparer son successeur ( Herman Van Holsbeeck?) tout en représentant le club aux niveaux national (Ligue Pro) et européen (UEFA). "J'ai toujours vécu à du 300 à l'heure", dit-il. "Je me vois mal terminer en roue libre et c'est pourquoi, à un autre échelon, je compte mettre absolument toute mon énergie pour faire avancer certains dossiers. Et notamment celui concernant la Ligue Benelux. Qu'on le veuille ou non, il faudra un jour en arriver à une union des forces avec nos voisins même si, dans un premier temps, je ne suis pas réfractaire à un championnat belge avec 14 ou 12 clubs agrémentés de playoffs. Cette formule, en vigueur en Ecosse notamment, a toutefois montré des signes d'essoufflement ces dernières années, au point que le Celtic et les Rangers, à défaut de pouvoir rallier la Premier League anglaise, ont proposé dans un passé récent le projet d'une Atlantic League regroupant les meilleurs clubs d'Ecosse, du Portugal, de Belgique, des Pays-Bas et de Scandinavie. Celui-ci n'a cependant pas recueilli l'adhésion de l'UEFA, sous prétexte qu'il aurait pour effet de décapiter les championnats nationaux de tous ces pays. Par contre, un regroupement entre voisins n'est nullement pour déplaire à l'UEFA, qui a déjà autorisé des organisations conjointes dans le cadre de l'EURO 2000 et de l'EURO 2008 notamment. Dès lors, pourquoi ne pas envisager une Ligue Benelux avec neuf clubs néerlandais, huit belges et un luxembourgeois, par exemple? A terme, c'est la seule issue. Et j'entends me battre pour y parvenir". Pierre François: "A défaut de pouvoir croiser le fer avec le PSG, Lens, Dortmund ou Schalke, qui sont voisins mais pas demandeurs, vu l'aura de leur championnat, je suis entièrement favorable à ce projet. Pour aller de l'avant, un club se doit de multiplier les matches d'envergure et, dans ce contexte, la formule des playoffs, garante de quatre rendez-vous saisonniers contre Bruges, Anderlecht et Genk, ou, mieux encore, l'ouverture à des grands du football néerlandais comme le PSV, l'Ajax et Feyenoord, constituent des démarches intéressantes auxquelles le Standard souscrit pleinement".