La saison passée, Courtrai a changé d'entraîneur en novembre, avec l'arrivée d' Yves Vanderhaeghe en lieu et place de Glen De Boeck, limogé. L'équipe a réussi une belle série pour terminer huitième avec 43 points. En début de saison, nous la pointions parmi les possibles révélations de l'exercice mais Courtrai reste en-dessous des attentes, avec une douzième place et seulement 22 unités glanées.

Le club a rapidement dû abandonner son ambition d'atteindre les PO1 et accuse douze points de retard sur la sixième place. Toutefois, un six sur six avec des victoires à Eupen (1-2) et contre le Cercle Bruges (1-0) lors des deux dernières journées de 2019 lui a permis de compter une avance de onze points sur le dernier.

L'irrégularité est la marque de fabrique de Courtrai cette saison. Les Kerels ont réalisé un exploit contre Anderlecht (4-2), ont été convaincants contre Saint-Trond (4-0) et Zulte Waregem (2-0), mais se sont aussi inclinés sur leurs terres, face à Waasland-Beveren (1-3) et à Eupen (1-2).

Courtrai encaisse trop facilement des buts, quand l'entrejeu laisse trop passer son adversaire et que la défense est distraite. En 21 matches, Courtrai a offert dix penalties à ses adversaires. Le problème se situe surtout à droite et dans l'axe de la défense. Nihad Mujakic, Brendan Hines-Ike et Vladimir Kovacevic ne sont pas satisfaisants. Le jeune Brésilien Tuta, loué par Francfort, a permis de rectifier le tir, aux côtés de l'expérimenté Gary Kagelmacher et avec Larry Azouni au poste de milieu défensif. Le club veut se renforcer défensivement, notamment au numéro six.

Gary Kagelmacher, belgaimage
Gary Kagelmacher © belgaimage

Le KVK a également eu de problèmes devant. Le noyau a subi de profonds changements en été avec le départ de Felipe Avenatti, Teddy Chevalier et Idir Ouali. Parmi les joueurs de retour de prêt, seul Pelé Mboyo s'est révélé être une valeur sûre. Parmi les nouveaux, Eric Ocansey montre de temps en temps ce dont il est capable, Fraser Hornby, loué par Everton, a bien commencé mais a ensuite connu un passage à vide et Faïz Selemani n'a été qualifié que fin novembre, avant de se blesser. On attend toujours le meilleur Imoh Ezekiel : il n'a inscrit que trois buts en une demi-saison.

Julien  De Sart, belgaimage
Julien De Sart © belgaimage

Jusqu'à présent, Courtrai réalise un sans-faute en Coupe. Il a successivement éliminé Seraing (1-3), Eupen (2-1) et l'Union (0-1), mais affronte cette fois un adversaire supérieur en demi-finales : l'Antwerp. Toutefois, dans un bon jour, Courtrai est capable de tout, surtout au match retour, qui se disputera sur son terrain. Puisqu'il a assuré son maintien, le club peut miser sur la Coupe, en espérant disputer la deuxième finale de son histoire.

+ : Julien De Sart

Peu de joueurs ont été top, beaucoup ont été trop irréguliers. Devant, Pelé Mboyo est une certitude avec huit buts mais surtout, dans l'entrejeu, Julien De Sart est devenu déterminant. Il répond toujours présent et en plus, il est l'auteur de cinq buts et trois assists.

- : Nihad Mujakic

L'international espoir bosnien du FK Sarajevo, l'ancien club de Vincent Tan, propriétaire de Courtrai, n'a encore pris part qu'à un match. C'était contre Malines et ça n'a pas été une réussite. Le défenseur central gaucher a été à la base de deux des trois buts encaissés.

9

Les hommes d'Yves Vanderhaeghe ont visiblement du mal à conserver leur sang-froid dans leur propre surface. Depuis le début de saison, les Courtraisiens ont déjà encaissé à neuf reprises depuis le point de penalty.

38

La frappe lourde de Julien De Sart est devenue, au fil des ans, l'une des marques fabriques du jeu de l'aîné de la fratrie. Le Liégeois aurait-il tendance à en abuser ? Avec 38 tirs hors du rectangle, il est le plus prolifique en la matière.

104,9

Jouer à Courtrai, c'est toujours spécial. Sur une pelouse où les matches se transforment souvent en combats, les transitions semblent incessantes. Le jeu local s'en ressent : ils perdent en moyenne 104,9 ballons par match, un record.

Nihad Mujakic, belgaimage
Nihad Mujakic © belgaimage
La saison passée, Courtrai a changé d'entraîneur en novembre, avec l'arrivée d' Yves Vanderhaeghe en lieu et place de Glen De Boeck, limogé. L'équipe a réussi une belle série pour terminer huitième avec 43 points. En début de saison, nous la pointions parmi les possibles révélations de l'exercice mais Courtrai reste en-dessous des attentes, avec une douzième place et seulement 22 unités glanées. Le club a rapidement dû abandonner son ambition d'atteindre les PO1 et accuse douze points de retard sur la sixième place. Toutefois, un six sur six avec des victoires à Eupen (1-2) et contre le Cercle Bruges (1-0) lors des deux dernières journées de 2019 lui a permis de compter une avance de onze points sur le dernier. L'irrégularité est la marque de fabrique de Courtrai cette saison. Les Kerels ont réalisé un exploit contre Anderlecht (4-2), ont été convaincants contre Saint-Trond (4-0) et Zulte Waregem (2-0), mais se sont aussi inclinés sur leurs terres, face à Waasland-Beveren (1-3) et à Eupen (1-2). Courtrai encaisse trop facilement des buts, quand l'entrejeu laisse trop passer son adversaire et que la défense est distraite. En 21 matches, Courtrai a offert dix penalties à ses adversaires. Le problème se situe surtout à droite et dans l'axe de la défense. Nihad Mujakic, Brendan Hines-Ike et Vladimir Kovacevic ne sont pas satisfaisants. Le jeune Brésilien Tuta, loué par Francfort, a permis de rectifier le tir, aux côtés de l'expérimenté Gary Kagelmacher et avec Larry Azouni au poste de milieu défensif. Le club veut se renforcer défensivement, notamment au numéro six. Le KVK a également eu de problèmes devant. Le noyau a subi de profonds changements en été avec le départ de Felipe Avenatti, Teddy Chevalier et Idir Ouali. Parmi les joueurs de retour de prêt, seul Pelé Mboyo s'est révélé être une valeur sûre. Parmi les nouveaux, Eric Ocansey montre de temps en temps ce dont il est capable, Fraser Hornby, loué par Everton, a bien commencé mais a ensuite connu un passage à vide et Faïz Selemani n'a été qualifié que fin novembre, avant de se blesser. On attend toujours le meilleur Imoh Ezekiel : il n'a inscrit que trois buts en une demi-saison. Jusqu'à présent, Courtrai réalise un sans-faute en Coupe. Il a successivement éliminé Seraing (1-3), Eupen (2-1) et l'Union (0-1), mais affronte cette fois un adversaire supérieur en demi-finales : l'Antwerp. Toutefois, dans un bon jour, Courtrai est capable de tout, surtout au match retour, qui se disputera sur son terrain. Puisqu'il a assuré son maintien, le club peut miser sur la Coupe, en espérant disputer la deuxième finale de son histoire. Peu de joueurs ont été top, beaucoup ont été trop irréguliers. Devant, Pelé Mboyo est une certitude avec huit buts mais surtout, dans l'entrejeu, Julien De Sart est devenu déterminant. Il répond toujours présent et en plus, il est l'auteur de cinq buts et trois assists. L'international espoir bosnien du FK Sarajevo, l'ancien club de Vincent Tan, propriétaire de Courtrai, n'a encore pris part qu'à un match. C'était contre Malines et ça n'a pas été une réussite. Le défenseur central gaucher a été à la base de deux des trois buts encaissés. Les hommes d'Yves Vanderhaeghe ont visiblement du mal à conserver leur sang-froid dans leur propre surface. Depuis le début de saison, les Courtraisiens ont déjà encaissé à neuf reprises depuis le point de penalty. La frappe lourde de Julien De Sart est devenue, au fil des ans, l'une des marques fabriques du jeu de l'aîné de la fratrie. Le Liégeois aurait-il tendance à en abuser ? Avec 38 tirs hors du rectangle, il est le plus prolifique en la matière. Jouer à Courtrai, c'est toujours spécial. Sur une pelouse où les matches se transforment souvent en combats, les transitions semblent incessantes. Le jeu local s'en ressent : ils perdent en moyenne 104,9 ballons par match, un record.