Lundi de la semaine passée, les espoirs du Club ont joué à Genk. Une fois ses tâches pour le noyau A achevées, l'adjoint Rudi Cossey a assisté au match, comme il le fait souvent, pour jauger les joueurs du noyau A comme les espoirs mais aussi l'adversaire prochain de l'équipe première. Genk s'est imposé 3-0 avec des footballeurs qu'on peut s'attendre à voir en équipe fanion : Brabec, Dewaest, Ingvartsen et Schrijvers. Mais aussi Dries Wouters. Cossey a tenté de se glisser dans la tête de Philippe Clement. Voulait-il permettre à Wouters de gagner du rythme pour le match du vendred...

Lundi de la semaine passée, les espoirs du Club ont joué à Genk. Une fois ses tâches pour le noyau A achevées, l'adjoint Rudi Cossey a assisté au match, comme il le fait souvent, pour jauger les joueurs du noyau A comme les espoirs mais aussi l'adversaire prochain de l'équipe première. Genk s'est imposé 3-0 avec des footballeurs qu'on peut s'attendre à voir en équipe fanion : Brabec, Dewaest, Ingvartsen et Schrijvers. Mais aussi Dries Wouters. Cossey a tenté de se glisser dans la tête de Philippe Clement. Voulait-il permettre à Wouters de gagner du rythme pour le match du vendredi ou allait-il procéder avec deux ailiers pour attaquer le Club grâce à un losange médian ? Cette tactique avait déjà fonctionné deux fois cette année : 2-2 le 17 février au Jan Breydel en championnat régulier et 1-0 le 2 avril, toujours à Bruges, à l'issue d'un match bien mené mais plié par le penalty de Vormer. Vendredi, Wouters a joué. En fait, il ne joue que contre le Club. Il avait déjà été titularisé lors de la première journée et à part ça, il a joué une minute contre le Standard. Ivan Leko a riposté par une composition de terrain audacieuse et offensive. Pas avec Refaelov, qui avait fait la différence à domicile au poste de meneur, mais avec son habituel triangle. Avec deux avants et Diatta au milieu droit à la place de Cools. Diatta n'a toutefois pas dû s'occuper de Trossard, contrairement à Cools, qui devait surveiller Edmilson, puisque Genk procédait également avec deux avants. Trossard était tenu par Poulain, Mechele ou Denwsil, en fonction de la zone où il opérait. Bruges a également joué homme contre homme sur les phases arrêtées -l'atout de Genk grâce au gabarit de Wouters, Karelis, Seck et Colley. Depuis que Teo a mis à profit la défense en zone du Club à Anderlecht, Bruges a changé son fusil d'épaule. Chacun doit désormais tenir son homme et chacun est donc placé devant ses responsabilités. Le message a été transmis à tous les joueurs de champ. Quand Malinovskyi a profité de la transition pour s'approcher du goal, Vormer l'a taclé. Ça a sauté aux yeux car en championnat régulier et en coupe, le Néerlandais n'a pas toujours daigné le faire et ça a coûté cher au Club. Pas cette fois donc et l'arbitre Boucaut a même gardé ses cartes en poche, malgré cette faute délibérée. Leko a déclaré qu'on " pouvait considérer son onze de base comme un peu fou ". Très offensif, avec Diatta, enrôlé comme possible numéro dix mais devenu excellent sur le flanc, à droite, Limbombe opérant à gauche. Avec deux avants, un Wesley très brillant et un Diaby constamment aux aguets. À quatre matches du terme, l'avance du Club est confortable. Elle ne suffit toutefois pas à sabrer le champagne dimanche prochain contre Anderlecht, moyennant une victoire. Mais Bruges poursuit sa marche vers le titre, après ce premier point gagné en déplacement pendant les PO1. Et le premier point enlevé à Genk depuis septembre 2014.