Au terme de la rencontre, l'ex-Brugeois Sven Vermant est félicité par la masse de supporters. Le stade est revenu au calme et il distribue des autographes à ses supporters.
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Au terme de la rencontre, l'ex-Brugeois Sven Vermant est félicité par la masse de supporters. Le stade est revenu au calme et il distribue des autographes à ses supporters. Vermant est satisfait, à juste titre, car il a livré une superbe prestation. Durant la première mi-temps, il a surtout dû se battre, il s'est déporté sur le flanc gauche et s'est moins distingué offensivement mais après le repos, placé à l'arrière droit, il s'est davantage imposé : "Ce n'était pas la première fois. Contre St-Pauli, j'ai joué comme ça aussi. Chaque fois, je suis meilleur en seconde période". C'est essentiellement dû aux automatismes qui se sont bonifiés tout au long de la saison passée, à gauche, entre Nico Van Kerckhoven et Jörg Böhme. Les deux internationaux se trouvent les yeux fermés et on les cherche donc souvent. Excellente la saison dernière, avec comme résultat la percée en équipe nationale de l'ancien joueur de Bochum, cette tactique donne de moins bons résultats maintenant. Vermant: "Des garçons comme Böhme et Asamoah paient le contrecoup de leur programme. En plus de nos matches, ils ont aussi leurs sélections nationales et une série d'activités commerciales. On se les arrache littéralement". Asamoah a été évincé par Vermant, Böhme, de l'autre côté, a perdu son tranchant et est redevenu un simple travailleur, sans plus. Vermant a enfin trouvé sa place. Après une bonne préparation, il a fait banquette: "Je sais que beaucoup de gens doutent que le football allemand, très physique, me convienne, et ce n'est d'ailleurs pas facile d'être seul sur ce flanc, mais je tire mon plan. Ça va bien, physiquement aussi, même si je dois m'habituer à la rudesse du jeu. Dortmund était extrêmement agressif. Il s'agissait d'un derby et je ne saurais compter les coups de coudes et les fautes vicieuses. Oui, les duels sont plus durs qu'en Belgique. Toutefois, jusqu'à présent, j'ai disputé l'intégralité de trois matches, que nous avons gagnés".Nico Van Kerckhoven a été la révélation des Königsblauen en défense. Il n'a éprouvé aucune peine à neutraliser Amoroso ou Rosicky, même si l'une de ses interventions lui a valu la carte jaune. Vermant: "On sous-estime Nico. Il est dix fois plus fort que ce que pensent les gens". Emile Mpenza était moins bien dans sa peau. En l'absence d' Ebbe Sand, blessé, il a été flanqué du Nigérian Victor Agali, qui a débarqué à Schalke 04 après des passages à Marseille, Toulon et Rostock. Il est plus grand que le Belge, a le même âge, il se démarque bien mais Mpenza ne parvient pas à combiner avec lui, même si, à Gelsenkirchen, on compare Agali à René Eijkelkamp. Vermant: "Emile a dû attendre une occasion mais il est clair qu'il a encore du chemin à faire après sa blessure".Le quatrième Belge, Marc Wilmots, n'est entré au jeu qu'avant le repos, en remplacement d'Agali en pointe. Comme Olaf Thon, l'ancien capitaine, entré au jeu un peu avant lui, Wilmots semble être devenu le réserviste de luxe de Schalke 04. Vermant: "On l'a enrôlé pour ça. Des hommes de son expérience peuvent être précieux en cours de saison. Le noyau est large, nous savons ce que vaut Marc et jouer un match sur deux ou trois n'est pas honteux. Simplement, le niveau et l'intensité des matches sont supérieurs ici".