Le duo est inséparable depuis douze ans. Willy Verhoost est l'autre personnage folklorique du pays de Waes. Un colosse d'1,89m et de 120 kg. Un mélange de commissaire Maigret, toujours la pipe au bec, et de colonialiste du début du siècle. En se spécialisant sur le marché africain, le directeur technique s'est vu affubler d'une étiquette trouble, entre bienfaiteur, manager et négrier. Lui s'est toujours défendu des critiques. " J'ai l'impression que Verhoost est davantage apprécié en Afrique qu'en Belgique ", lança-t-il un jour en parlant...

Le duo est inséparable depuis douze ans. Willy Verhoost est l'autre personnage folklorique du pays de Waes. Un colosse d'1,89m et de 120 kg. Un mélange de commissaire Maigret, toujours la pipe au bec, et de colonialiste du début du siècle. En se spécialisant sur le marché africain, le directeur technique s'est vu affubler d'une étiquette trouble, entre bienfaiteur, manager et négrier. Lui s'est toujours défendu des critiques. " J'ai l'impression que Verhoost est davantage apprécié en Afrique qu'en Belgique ", lança-t-il un jour en parlant de lui à la troisième personne. " Il ne lâche pas les Africains qu'il amène à Lokeren ", explique Rudi Cossey. " Il s'en occupe et ceux-ci lui sont reconnaissants. " Au point de souvent l'appeler Papa. Verhoost a gravi les échelons dans la société de textile Euromotte, débutant au poste de contremaître pour finir à celui de bras droit (une sorte de directeur financier) du président Filip Verbeke, ancien président de Mouscron. C'est de cette façon que Verhoost a intégré l'organigramme de l'Excelsior avant de se brouiller avec Jean-Pierre Detremmerie en 1997. " C'est quelqu'un de très dynamique qui a fortement aidé Mouscron ", explique Detremmerie. " L'Excelsior lui doit une partie de son éclosion mais je me suis séparé de lui car il avait indisposé certains administrateurs en proposant à un de nos sponsors et partenaire commercial de partir avec lui de Mouscron pour renforcer un club flamand, en l'occurrence Courtrai. Il n'a pas laissé non plus que de bons souvenirs dans l'entreprise Euromotte. Il a eu des conflits assez durs avec certains membres du personnel. Il soignait ses relations avec certains syndicalistes avec lesquels il était parti à la chasse dans un pays africain alors que la firme ne se portait pas au mieux. On va dire qu'il s'est battu avec vigueur, parfois à la limite de la déontologie. " Lokeren lui a redonné une chance. Et c'est là qu'il s'est spécialisé dans l'Afrique en tissant des liens avec quatre clubs (Sodigraf de Kinshasa, Satellite d'Abidjan, Satellite de Conakry et le Canon de Yaoundé). " Il a construit un réseau important ", explique un proche du club. " En Afrique, tout le monde le connaît ", ajoute Willy Reynders qui conclut : " Et il a apporté de grands attaquants à Lokeren comme Souleymane Youla, Sambegou Bangoura ou Moussa Maâzou. " Mais pour un Maâzou, Verhoost a également foiré beaucoup de transferts africains. " Il a un côté un peu rusé et il sait avoir le nez fin. C'est lui qui avait fait venir Stefaan Tanghe mais il avait tendance à s'attribuer des réussites qui n'étaient pas les siennes ", dit l'ancien patron de l'Excel qui n'épargne pas son ancien manager sportif. " C'est un travailleur de l'ombre et il forme un duo complémentaire avec Roger Lambrecht ", conclut Cossey. " Parfois le ton montre entre les deux car ce sont deux gros caractères mais ils se réconcilient très vite. "