Le foot belge a organisé sa survie la semaine dernière. L'Union belge a enfin commencé à mettre la pression sur Dick Advocaat et Roger Vanden Stock a déclaré (après Lucien D'Onofrio) bien vouloir reparler avec " l'autre ". Attention : entre ces déclarations d'intention et un résultat tangible, il faudra encore du temps. D'autant qu'aucune autorité sportive belge ne trouve grâce à leurs yeux pour jouer au facilitateur (à moins que Jacques Rogge s'y mette...). Une chose est sûre : on ne reviendra jamais à une entente aussi cordiale qu'avant les stress-matches. Mais ne boudons pas notre plaisir. Il suffit que ...

Le foot belge a organisé sa survie la semaine dernière. L'Union belge a enfin commencé à mettre la pression sur Dick Advocaat et Roger Vanden Stock a déclaré (après Lucien D'Onofrio) bien vouloir reparler avec " l'autre ". Attention : entre ces déclarations d'intention et un résultat tangible, il faudra encore du temps. D'autant qu'aucune autorité sportive belge ne trouve grâce à leurs yeux pour jouer au facilitateur (à moins que Jacques Rogge s'y mette...). Une chose est sûre : on ne reviendra jamais à une entente aussi cordiale qu'avant les stress-matches. Mais ne boudons pas notre plaisir. Il suffit que l'on reparle de fair-play pour se sentir sauvé : on peut reparler de football ! Mais pourquoi l'Union belge est-elle masochiste à ce point ? Elle s'est tapé sur la tête avec un marteau pendant des mois et des mois en gardant René Vandereycken avant de le virer... et de le remplacer par son double, Frankie Vercauteren. Cela ne pouvait pas marcher. Une fédération ne peut envisager de résultats sans politique sportive. Dès avant les JO de Pékin, nous affirmions que l'avenir des Diables Rouges serait constitué par l'équipe de Jean-François de Sart, avec lui. L'avenir immédiat aux jeunes, car combien étaient les autres incontournables trop vieux pour aller aux Jeux ? Trois ou quatre. Avec énormément de retard, l'Union belge s'est inexorablement dirigée vers ce plan, mais avec Advocaat à la place de de Sart (enfin, normalement avec Advocaat...) En Belgique, les décideurs donnent souvent l'impression d'être trop patients avec les entraîneurs en manque de résultats, comme s'il s'agissait d'une faute de goût ou de civisme de se séparer d'eux. Ainsi, Roger Vanden Stock a déclaré qu'il ferait tout pour garder Ariel Jacobs comme T1. Même contre l'avis de ce dernier, qui a décidé d'en finir. Si on l'écoute, c'est sa dernière saison. Une idée qui lui trotte en tête depuis quelque temps, comme il l'a dit à S/FM mais qui a pris de la vigueur quand le non-sportif a pris le pas dans les relations avec le Standard. Remember sa déclaration historique -Le foot est pourri ! RVDS veut le garder mais tout le monde n'est pas de cet avis à Anderlecht : le fait d'annoncer qu'il en a marre le rend moins crédible et le fonds de jeu de l'équipe ne progresse pas. Ce ne sont ni la défaite à Saint-Trond ni la perspective de l'Europa League qui vont calmer les interrogations internes. Au Standard, Laszlo Bölöni continue de faire preuve de combativité. Pour le Coach de l'Année, la meilleure défense, c'est toujours l'attaque. A tous les niveaux. Dernier exemple : encaissant les blessures de Defour et Dalmat contre Malines, il ne se plaint pas, règle ses comptes avec Anderlecht et montre son caractère guerrier. Le Roumain n'a pas l'habitude de se pisser dessus. Sur le terrain, c'est cet état d'esprit qu'il veut voir aussi en Champions League. Mais oublions un peu ses hyperboles (même au Standard, tout le monde n'apprécie pas ses " salopards "...), pour apprécier la volonté d'aller de l'avant de ses joueurs. Dans les semaines qui viennent, sans leur petit chef d'orchestre, les Rouches vont devoir cravacher et le ballon risque de gicler encore plus vite de la défense vers l'avant. Et si c'est moins joli, Bölöni aura l'explication limpide pour dire que c'était la seule solution. Jouer à l'incompris, c'est vraiment pas son truc. PAR JOHN BAETE"Le Roumain a un gros avantage : jouer à l'incompris, c'est vraiment pas son truc."