La saison passée, Châteauroux avait utilisé 34 joueurs tout au long d'un championnat riche de 38 matches. Le bilan fut mitigé avec une 11e place au classement final de la L2. Avec 49 points, le club termina à une distance respectable des trois promus : Saint-Etienne (1er, 73 points), Caen (2e, 71 points) et Istres (3e, 66 points).

On nota aussi que Marc-Eric Gueï fut son meilleur réalisateur avec six buts seulement à son actif à la fin de l'exercice. Le champion, Saint-Etienne, n'avait pas marqué plus souvent (44 buts pour les deux clubs) mais disposait d'une des meilleures défenses de la série, ce qui était loin d'être le cas pour Châteauroux dont le gardien se retourna à 49 reprises. La finale de la Coupe de France, perdue 1-0 contre le PSG, fut un énorme lot de consolation.

Le début de la présente campagne n'est pas fameux. L'équipe de l'expérimenté Victor Zvunka est dans le bas du panier d'une L2 qui n'a pas encore trouvé son rythme de croisière. Le Stade de Reims et Dijon ont pris leurs marques dans le peloton de tête d'une série qui, à l'une ou l'autre exception près, vit le vendredi. Le but est de donner un souffle nouveau à ce championnat dont la popularité a été rognée par le succès de la L1. Impossible de remplir tous les stades le même jour. Une bonne idée à condition de présenter un jeu digne des attentions.

La sauce n'a pas encore pris

Cette initiative a permis à Nancy de tripler le nombre de ses abonnés. De plus, Eurosport France couvre la L2 en exclusivité et diffuse certains matches en direct le dimanche ou le lundi. La L2 a donc augmenté sa palette financière grâce au... vendredi saint. A ce jeu-là, Châteauroux devait changer son fusil d'épaule afin de résister aux cadors de la série : Guingamp, Lorient, Le Havre, Montpellier, Nancy, etc. " A la fin de la saison passée, il y a eu beaucoup de départs ", affirme Grégory Jullian, journaliste à France Bleu Berry Sud. " Une quinzaine de joueurs ont quitté le club. Ils ont été remplacés par de très bons éléments de D2 et quelques gars de D1 : Issa Ba (Laval), Kamel Chafini (Sochaux), Alexandre Frutos (Metz), Yazid Mansouri (Le Havre), le gardien Vincent Fernandez qui était libre. Sur papier, c'était intéressant, mais la sauce n'a pas pris tout de suite. En défense, Châteauroux n'a pas encore trouvé sa voie. Il faudra encore du temps avant que cette équipe trouve son rythme de croisière ".

Désormais personnage important de la formation au Standard, Christophe Dessy connaît parfaitement la L2 française : " Châteauroux est une équipe moyenne de cette série. Elle n'a pas de culture européenne, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'en méfier. Si la L1 se distingue par son jeu technique de haut de gamme, la L2 est la division de l'engagement. Châteauroux fait partie de ce paysage : c'est une équipe typique de la L2 ".

0 % de réussite

Victor Zvunka, le coach, ne s'attendait pas à un départ aussi difficile en championnat. " Ce n'est pas évident mais ce n'est pas la catastrophe non plus ", a-t-il déclaré à la presse française. " L'effectif a été largement revu durant une campagne des transferts abordée avec nos moyens. Châteauroux n'est pas plus riche suite à sa participation à la finale de la Coupe de France. Derrière et au milieu, c'est plus facile à reconstruire. Mais il faut, aussi, tisser les relais entre le milieu et l'attaque. L'équipe est plus jeune que la saison passée. Elle a parfois eu 0 % de réussite. Nous avons transféré JacobMulenga, c'est une bonne chose. Notre équipe n'était pas assez agressive et jouait à la baballe. Nous représenterons la France face à Bruges : nous ne tirons pas un trait sur la Coupe de l'UEFA ".

Pierre Bilic

La saison passée, Châteauroux avait utilisé 34 joueurs tout au long d'un championnat riche de 38 matches. Le bilan fut mitigé avec une 11e place au classement final de la L2. Avec 49 points, le club termina à une distance respectable des trois promus : Saint-Etienne (1er, 73 points), Caen (2e, 71 points) et Istres (3e, 66 points). On nota aussi que Marc-Eric Gueï fut son meilleur réalisateur avec six buts seulement à son actif à la fin de l'exercice. Le champion, Saint-Etienne, n'avait pas marqué plus souvent (44 buts pour les deux clubs) mais disposait d'une des meilleures défenses de la série, ce qui était loin d'être le cas pour Châteauroux dont le gardien se retourna à 49 reprises. La finale de la Coupe de France, perdue 1-0 contre le PSG, fut un énorme lot de consolation. Le début de la présente campagne n'est pas fameux. L'équipe de l'expérimenté Victor Zvunka est dans le bas du panier d'une L2 qui n'a pas encore trouvé son rythme de croisière. Le Stade de Reims et Dijon ont pris leurs marques dans le peloton de tête d'une série qui, à l'une ou l'autre exception près, vit le vendredi. Le but est de donner un souffle nouveau à ce championnat dont la popularité a été rognée par le succès de la L1. Impossible de remplir tous les stades le même jour. Une bonne idée à condition de présenter un jeu digne des attentions. Cette initiative a permis à Nancy de tripler le nombre de ses abonnés. De plus, Eurosport France couvre la L2 en exclusivité et diffuse certains matches en direct le dimanche ou le lundi. La L2 a donc augmenté sa palette financière grâce au... vendredi saint. A ce jeu-là, Châteauroux devait changer son fusil d'épaule afin de résister aux cadors de la série : Guingamp, Lorient, Le Havre, Montpellier, Nancy, etc. " A la fin de la saison passée, il y a eu beaucoup de départs ", affirme Grégory Jullian, journaliste à France Bleu Berry Sud. " Une quinzaine de joueurs ont quitté le club. Ils ont été remplacés par de très bons éléments de D2 et quelques gars de D1 : Issa Ba (Laval), Kamel Chafini (Sochaux), Alexandre Frutos (Metz), Yazid Mansouri (Le Havre), le gardien Vincent Fernandez qui était libre. Sur papier, c'était intéressant, mais la sauce n'a pas pris tout de suite. En défense, Châteauroux n'a pas encore trouvé sa voie. Il faudra encore du temps avant que cette équipe trouve son rythme de croisière ". Désormais personnage important de la formation au Standard, Christophe Dessy connaît parfaitement la L2 française : " Châteauroux est une équipe moyenne de cette série. Elle n'a pas de culture européenne, ce qui ne veut pas dire qu'il ne faut pas s'en méfier. Si la L1 se distingue par son jeu technique de haut de gamme, la L2 est la division de l'engagement. Châteauroux fait partie de ce paysage : c'est une équipe typique de la L2 ". Victor Zvunka, le coach, ne s'attendait pas à un départ aussi difficile en championnat. " Ce n'est pas évident mais ce n'est pas la catastrophe non plus ", a-t-il déclaré à la presse française. " L'effectif a été largement revu durant une campagne des transferts abordée avec nos moyens. Châteauroux n'est pas plus riche suite à sa participation à la finale de la Coupe de France. Derrière et au milieu, c'est plus facile à reconstruire. Mais il faut, aussi, tisser les relais entre le milieu et l'attaque. L'équipe est plus jeune que la saison passée. Elle a parfois eu 0 % de réussite. Nous avons transféré JacobMulenga, c'est une bonne chose. Notre équipe n'était pas assez agressive et jouait à la baballe. Nous représenterons la France face à Bruges : nous ne tirons pas un trait sur la Coupe de l'UEFA ". Pierre Bilic