7h15

Lever. Aujourd'hui, c'est mon amie qui va relever mes courriels, ce qui me laisse le temps d'engouffrer beaucoup de tartines au fromage et au jambon. Il faut prendre un petit-déjeuner copieux car aujourd'hui, nous allons reconnaître un parcours et nous ne sommes absolument pas sûrs d'avoir le temps de manger quelque part. Johan Gitsels, mon copilote, et moi allons introduire toutes les manches dans mon système de notes. Je sais aussi que la semaine prochaine, Skoda va me peser puisque nous ...

Lever. Aujourd'hui, c'est mon amie qui va relever mes courriels, ce qui me laisse le temps d'engouffrer beaucoup de tartines au fromage et au jambon. Il faut prendre un petit-déjeuner copieux car aujourd'hui, nous allons reconnaître un parcours et nous ne sommes absolument pas sûrs d'avoir le temps de manger quelque part. Johan Gitsels, mon copilote, et moi allons introduire toutes les manches dans mon système de notes. Je sais aussi que la semaine prochaine, Skoda va me peser puisque nous ne pouvons pas dépasser 150 kilos, combinaison et casque compris. Si nous sommes en dessous, nous pouvons utiliser les kilos excédentaires pour améliorer la protection du moteur ou de la transmission. Nous sommes concentrés car nous voilà au départ de la première manche. Je suis zen. Je ne regarde les vidéos de l'année précédente qu'avant Ypres ou une compétition européenne, pour tout visualiser et mémoriser. Aujourd'hui, nous reconnaissons deux fois la première étape au chrono. On peut aller jusqu'à trois. Chaque fois, au départ, on nous met un cachet pour éviter toute tricherie. Cela peut sembler bizarre mais les premiers 500 mètres sont cruciaux. Il faut veiller au moindre détail. Une première analyse s'impose, surtout qu'il est question de modifier le parcours. Et dans quel état se trouve l'asphalte ? Est-il rénové et propre ou encore plus sale ? L'annotation " attention " est très importante. Nous allons quand même à Malmédy pour un repas car nous sommes dans les temps. Nous connaissons pas mal de restaurants là et à Trois-Ponts. Je consomme peu de calories puisqu'il s'agit surtout d'un travail mental. Le repas ne peut pas me rester sur l'estomac : je dois être frais au moment de reprendre le volant. Les organisateurs veulent que tout se déroule de manière compacte. Nous reprenons le rituel du matin : reconnaissance puis analyse des manches. Nous retournons à l'hôtel. J'emmène toujours mes chaussures de course ou mon vélo car j'ai besoin de prendre l'air, de me changer les idées. Douche puis images vidéo, pour revoir sur l'ordinateur les passages difficiles. Nous nous repassons tout le fil des reconnaissances, en guise de préparation à la course. Dîner, passage en revue du programme du lendemain. Nous transmettons quelques renseignements aux mécaniciens, afin qu'ils procèdent à certains ajustements. Je ne regarde pas la télévision car je serais trop tenté de rester rivé au petit écran. Je préfère lire un livre. Au lit ! PAR FRÉDÉRIC VANHEULE