Vedran Runje est de retour au Standard

C'est à coup sûr un transfert positif ! Tout le monde est conscient de sa valeur et s'il n'était plus considéré comme le premier gardien à Marseille, c'était dû à l'arrivée de Fabien Barthez. Ses capacités n'étaient pas mises en cause. Vedran Runje avait besoin d'un nouveau challenge et a préféré rentrer en Belgique. Il a sans doute eu d'autres offres mais il a opté pour une certaine sécurité : il connaît le club, il sait qu'on lui fera confiance et le public ne l'a pas oublié.
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C'est à coup sûr un transfert positif ! Tout le monde est conscient de sa valeur et s'il n'était plus considéré comme le premier gardien à Marseille, c'était dû à l'arrivée de Fabien Barthez. Ses capacités n'étaient pas mises en cause. Vedran Runje avait besoin d'un nouveau challenge et a préféré rentrer en Belgique. Il a sans doute eu d'autres offres mais il a opté pour une certaine sécurité : il connaît le club, il sait qu'on lui fera confiance et le public ne l'a pas oublié. Je dirai même que cela se répète de manière très logique. Je conçois très bien ces retours. Comme Emile Mpenza la saison dernière, Runje n'a pas oublié que le Standard était une grande famille. Ce n'est pas nouveau, le Standard c'est un mythe comme Anderlecht en est un autre et Bruges n'en sera jamais un. Le Standard a des supporters qui correspondent au sens originel du mot : si tu as donné le meilleur de toi-même, ils ne vont pas te démolir. Ils restent derrière toi. Et cela ne date pas d'aujourd'hui. C'est vrai que, cette saison, on peut transférer jusqu'au 31 août mais quand même, il faut qu'un noyau soit finalisé à 90 voire 95 % à la reprise des entraînements. J'ai du mal à comprendre que des clubs qui ont un entraîneur désigné, un manager, un directeur technique, un président -bref, tout ce qu'il faut- ne soient pas encore en ordre de ce point de vue à un mois de la reprise de la compétition. D'accord, il peut y avoir encore un renfort de dernière minute du style Mpenza la saison dernière au Standard. Attention, Emile n'avait rien d'une victime. On le connaissait et lui connaissait le club. Même si les techniques d'entraînement ont beaucoup évolué, il ne faut pas oublier que ces premières semaines ne servent pas uniquement à assurer une bonne condition physique. C'est pendant cette période que l'on crée une osmose, que l'on permet au groupe de trouver un esprit de corps. C'est un moment crucial au point de vue psychologique et philosophique aussi. Cela l'a été de tout temps. Car personne n'est prêt en septembre même si on sait qu'il faut être bien rodé fin août notamment pour les clubs engagés dans les compétitions européennes et je ne tiens même pas compte de l'Intertoto qui a déjà débuté. Des clubs qui vont prospecter le marché sud-américain en été ? Eh bien, c'est trop tard ! Un entraîneur qui est déjà en place a la responsabilité sportive de son club et il doit définir les caractéristiques des joueurs dont il aura besoin pour appliquer sa philosophie footballistique. Comme il sait qui ne sera plus là la saison suivante ou ne sera plus assez fort, il doit regarder dans le jardin d'à-côté pendant tout le championnat. Ainsi l'entraîneur est en mesure de soumettre un créneau de joueurs à sa direction, qui puisque c'est elle qui paye, possède le droit de décider si tel ou tel transfert est acceptable. Si l'on travaille de cette façon, le noyau est quasiment complet à la reprise. Evidemment, cela n'exclut pas un transfert en décembre mais là, puisqu'on a eu cinq mois pour former un groupe, on achète en complémentarité. Je crois que l'équipe qui a le mieux employé toutes ses armes l'a emporté. Les Grecs ont bien étoffé les flancs et leur 4-3-3 se muait rapidement en un 4-5-1 avec des ailiers qui se convertissaient rapidement en médians afin de ne pas trop compliquer la vie des arrières latéraux. L'Europe a pu se rendre compte que le football grec s'était découvert une manière de jouer, un peu à l'allemande avec beaucoup d'engagement et de discipline. Et il ne faut pas oublier non plus qu'elle s'est basée sur un quatre arrière impressionnant, qui ne prenait pas beaucoup de risque mais qui, chaque fois qu'il l'a fallu, est venu créer le surnombre. Propos recueillis par Nicolas Ribaudo