Derrière la réalisation des matches de TF1 (Champions League, équipe nationale...) se cache le savoir-faire de deux Belges : Olivier Denis et Jean-Charles Vankerkoven. Ce dernier a aussi travaillé avec AB3 en Europa League sur les matches des clubs belges.
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Derrière la réalisation des matches de TF1 (Champions League, équipe nationale...) se cache le savoir-faire de deux Belges : Olivier Denis et Jean-Charles Vankerkoven. Ce dernier a aussi travaillé avec AB3 en Europa League sur les matches des clubs belges. Vankerkoven : Je détermine l'emplacement des caméras dans le stade puis on constitue une équipe de cameramen et de réalisation. La veille d'un match, on vérifie les installations et la configuration des cars de captation. Le jour dit, je suis devant une table de commutation avec une quinzaine d'écrans qui correspondent chacun à une caméra. Une dizaine d'autres écrans montrent les ralentis. Mes yeux se baladent d'une image à l'autre et nous restons en contact avec les cameramen pour leur rappeler ce qu'on veut. La CL est formatée : on suit le cahier des charges de l'UEFA. Pas question d'être partial en mettant plus de ralentis des actions françaises lors d'un OM-Manchester United : les Anglais regardent le même match. Ce qui n'est pas le cas avec les Bleus. Lors du prochain Albanie-France, la télé albanaise va relayer le signal international. Mais nous aurons notre équipe de l'autre côté du terrain, avec des moyens propres de captation. Les meilleurs joueurs auront plus de visibilité que l'entraîneur albanais. Cela rejoint l'attente de notre public. Olivier Denis et moi avons débuté sur Canal+ Belgique et Canal+ France a fait appel à nos services. Puis, j'ai été sollicité par le Qatar vers 2003. A cette époque, cet état essayait déjà de se faire un nom via le sport en valorisant la ligue locale où des joueurs comme Frank Leboeuf, Gabriel Batistuta, etc. ont débarqué. J'ai bossé sur Al Jazeera sport avant de chercher à revenir en France. TFI cherchait un réalisateur expérimenté et m'a engagé en octobre 2010. J'ai eu la chance de bosser sur les premiers matches que la FIFA produisait en 3D, durant la Coupe du Monde. C'est intéressant et cela exige des aménagements. On ne peut pas capter un joueur à 60 mètres : c'est trop plat pour l'£il. Dès lors, on le filme en 2D et on adjoint un effet 3D à l'image. On ne peut pas non plus mettre le même rythme dans le changement de plans car l'image 3D est trop riche pour le cerveau. La 3D ne va pas remplacer les retransmissions traditionnelles. Mais elle pourrait être un superbe complément sur un autre canal. PAR SIMON BARZYCZAK