Avec 101 rencontres de championnat (sur 123 possibles) disputées en trois saisons et demie de présence à Sclessin, Gonzague Vandooren fut certainement l'élément le plus régulier dans un noyau du Standard qui tourne à grande vitesse. Parfois décrié pour ses qualités techniques parfois rudimentaires, l'ex-attaquant espoir mouscronnois brillait toutefois par son engagement à toute épreuve et ses facultés d'adaptation. Au...

Avec 101 rencontres de championnat (sur 123 possibles) disputées en trois saisons et demie de présence à Sclessin, Gonzague Vandooren fut certainement l'élément le plus régulier dans un noyau du Standard qui tourne à grande vitesse. Parfois décrié pour ses qualités techniques parfois rudimentaires, l'ex-attaquant espoir mouscronnois brillait toutefois par son engagement à toute épreuve et ses facultés d'adaptation. Au Standard, on appréciait cette disponibilité mais il était clair, dès le début de la saison, que le club chercherait toutefois à se renforcer dans la position occupée par Vandooren. Il transféra d'abord Michel Garbini, dont on disait beaucoup de bien au Brésil, au point que José Mourinho l'avait visionné dans le but de l'attirer à Porto. Mais le jeune Brésilien fut finalement aligné dans l'entrejeu avant de se blesser. Le retour de Philippe Léonard, par contre, fut fatal à Vandooren, qui disputa encore l'une ou l'autre rencontre dans l'entrejeu (parfois même à droite) mais n'est plus titulaire en championnat (il a joué contre Charleroi en Coupe) depuis le 28 novembre. Et comme il est plutôt du genre discret, il a fallu que La Gazette des Sports s'intéresse à son sort pour qu'on ne l'oublie pas tout à fait. " L'entraîneur, lui, sait que je suis là ", dit-il, se voulant réaliste plutôt que fataliste. " Je suppose que ceux qui jouent sont meilleurs que moi. Et l'équipe gagne, donc c'est bien. Pour ma part, je m'entraîne bien, je donne le meilleur de moi-même et je n'ai pas l'impression d'avoir démérité ". Dominique D'Onofrio confirme d'ailleurs : " Je n'ai aucun reproche à lui faire sur sa mentalité, même si je devine une certaine déception. Il a la tête bien sur les épaules ". Gonzague n'avoue pas clairement que l'étiquette de joueur polyvalent ne fait pas ses affaires, il affirme même que " changer de position, c'est fun ". Mais il ajoute que " quand je changerai de club, je ferai tout pour que ça n'arrive pas. Parce qu'il n'est pas facile de se préparer pour une rencontre sans savoir quelle place on occupera ". Quand il changera de club, ce pourrait être dès la fin de cette saison puisqu'il ne lui restera alors qu'un an de contrat. (P. Sintzen)