Pour sa première émission de Studio 1 nouvelle mouture, la RTBF avait choisi de coller à l'actualité des matches truqués plutôt que d'inviter René Vandereycken, comme elle l'avait envisagé dans un premier temps.
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Pour sa première émission de Studio 1 nouvelle mouture, la RTBF avait choisi de coller à l'actualité des matches truqués plutôt que d'inviter René Vandereycken, comme elle l'avait envisagé dans un premier temps. Qu'à cela ne tienne, le même soir, le coach fédéral était sur la VRT afin d'y évoquer son travail. Car c'est déjà dans une semaine, à Luxembourg, qu'il s'assoira pour la première fois sur le petit banc des Diables : " Mon boulot, c'est avant tout beaucoup de préparation. Paradoxalement, je vois moins de matches maintenant que lorsque je ne travaillais pas. A l'époque, il m'arrivait d'en visionner jusqu'à 20 par week-end. Maintenant, je regarde plus spécifiquement les joueurs qui m'intéressent. Mais bien sûr, j'enregistre encore une ou deux rencontres par week-end ". On a tendance à dire qu'avec Vandereycken, la Belgique va en revenir à ses valeurs traditionnelles. Mais lui-même tient à nuancer : " Ces valeurs n'existent pas de façon très claire. Je suppose qu'on fait référence à la grande période des Diables de la fin des années 80 mais on ne peut pas comparer ce qui se fait maintenant et c'est qu'on faisait il y a 20 ans. Tout va plus vite aujourd'hui, c'est donc plus difficile. Tous les joueurs ont une bonne technique et ceux qui étaient des stars par le passé seraient juste de bons joueurs maintenant ". Vandereycken reste considéré comme un entraîneur défensif : " Je suis toujours fier d'avoir fait 0-0 avec La Gantoise contre l'Ajax, l'année où cette formation a remporté la Coupe UEFA. Quand on a confiance en ses joueurs, on sait ce qu'on peut en tirer. Je suis convaincu que nous avons du talent mais aussi de l'expérience et de la bonne volonté. Je ne peux pas demander d'inscrire X buts par match mais il y a des choses qu'on peut construire ". Bâtisseur dans l'âme, Vandereycken a tenu à entamer la campagne de préparation par un match contre un adversaire faible, le Luxembourg : " Bien sûr, on attend de nous qu'on gagne. Moi, ce que je veux, c'est une prestation convaincante. On ne doit pas faire trop attention à l'adversaire. J'ai choisi le Luxembourg parce que je voulais que nous puissions jouer sur nos qualités sans accorder trop d'importance à l'aspect défensif ". Thème inévitable de la conversation, Emile Mpenza : " Il est trop tôt pour dire que c'est dommage qu'il soit parti si loin. Je veux d'abord voir car les premiers matches à enjeu n'ont lieu qu'en septembre et il peut se passer pas mal de chose d'ici là. De toute façon, il faut respecter son choix ". P. SINTZEN