Samedi, les Portugais recevront les Diables Rouges avec leur sourire et ce légendaire sens de l'hospitalité inscrits à jamais, comme le fado, dans leurs traditions. Mais s'ils doivent accrocher un £illet à la boutonnière d'un footballeur, ce sera à celle de Cristiano Ronaldo ou de Ricardo Quaresma, deux de leurs étoiles. Même si leur campagne de qualification pour la phase finale de l'Euro 2008 n'a pas été du tout été brillante jusqu'à présent, ces fils d'explorateurs et de grands navigateurs ont remonté pas mal de courants. Le football a toujours été leur religion. Les enfants de ch£ur du football sont tellement nombreux qu'il n'y aura jamais de crise de vocations des techniciens au Portugal. Alors que l'élan de l'Euro 2000 s'est immédiatement tari en Belgique, la fête européenne org...

Samedi, les Portugais recevront les Diables Rouges avec leur sourire et ce légendaire sens de l'hospitalité inscrits à jamais, comme le fado, dans leurs traditions. Mais s'ils doivent accrocher un £illet à la boutonnière d'un footballeur, ce sera à celle de Cristiano Ronaldo ou de Ricardo Quaresma, deux de leurs étoiles. Même si leur campagne de qualification pour la phase finale de l'Euro 2008 n'a pas été du tout été brillante jusqu'à présent, ces fils d'explorateurs et de grands navigateurs ont remonté pas mal de courants. Le football a toujours été leur religion. Les enfants de ch£ur du football sont tellement nombreux qu'il n'y aura jamais de crise de vocations des techniciens au Portugal. Alors que l'élan de l'Euro 2000 s'est immédiatement tari en Belgique, la fête européenne organisée quatre ans plus tard entre Lisbonne et Porto, d'Algarve aux rives du Douro, a laissé des stades beaux comme des cathédrales qui ont inscrit le foot de ce pays dans la modernité. Le légendaire Eusebio assistera certainement au duel entre le Portugal et la Belgique. Il y a gros à parier que le monument de Benfica ne reconnaîtra pas ces Diables qui lui l'ennuyèrent tant au cours de sa carrière. On lui enverra la liste des buts les plus mythiques de l'histoire des Diables Rouges que nous publions dans ce magazine. Il y retrouvera des adversaires qu'il apprécia ( Paul VanHimst, Wilfried Van Moer, Paul Vandenberg, etc.) et découvrira que le sélectionneur belge contribua à élaborer un de ces fameux buts face aux Pays-Bas en 1985. A René Vandereycken d'en faire autant 22 ans plus tard mais dans un rôle de coach cette fois. Ses chances d'y arriver sont moins évidentes qu'à Rotterdam... " Nous nous rendons là-bas pour gagner ", a déclaré Vandereycken en présentant sa sélection. D'autres mots auraient été étonnants. L'équipe belge a tellement musardé qu'elle n'a pas d'alternative. Les choix de l'entraîneur limbourgeois ont, comme d'habitude, étonné tout le parterre des observateurs. Anthony Vanden Borre, Jelle Van Damme, Mbo Mpenza et Koen Daerden sont maintenus alors qu'ils ne traversent pas une période de haute conjoncture dans leur club. Carl Hoefkens est toujours présent et cet arrière droit de seconde main doit déjà faire des cauchemars en pensant à Cristiano Ronaldo et ses petits camarades. Il aurait été trop facile de penser à Hans Cornélis ou à Eric Deflandre (malgré son âge) : tous deux sont plus aptes que le joueur de Stoke City à rendre des services en défense. Vandereycken a quand même accordé de l'importance aux reportages de la presse qui, avant ses scouts, a écrit et affirmé que Logan Bailly et François Sterchele méritaient les honneurs d'une convocation. Avec son gardien de but et Thomas Chatelle, Genk compte désormais deux joueurs dans la chapelle des Diables Rouges. C'est une maigre consolation pour une équipe qui pique du nez pour le moment. Après avoir encaissé une dégelée en Coupe de Belgique à... Anderlecht (6-0), sa défense s'est retournée à cinq reprises à Mons et sa bande de techniciens décidés à vivre le grand soir. Les Dragons ont réalisé le plus grand exploit de leur histoire. Les Limbourgeois auront du mal à s'en remettre même si Anderlecht n'en a pas profité pour enfin prendre la pole position de la D1. Cette crise ne doit pas écorner les mérites de l'équipe de la Cristal Arena (nouvelle appellation de son stade) qui a parfumé le championnat de ses idées, de son ambition, de sa fraîcheur, de sa jeunesse. Il faudrait d'autres Faris Haroun (blessé et absent à Mons) et Tom Soetaers (suspendu samedi passé) dans tous les clubs de l'élite. Le dernier cité a l'étoffe d'un Diable Rouge mais alors que Genk était snobé par le coach fédéral, il a déclaré à la presse : " René Vandereycken est aveugle ". Le brillant gaucher venait de signer son arrêt de mort en équipe nationale. On n'y verra jamais Soetaers tant que Vandereycken sera aux commandes. C'est regrettable. Il y a le choc des mots et le poids des buts. Emile Mpenza a offert son premier goal à Manchester City. Mais quand donnera-t-il tort à Tom Soetaers et marquera-t-il enfin un but mythique en équipe nationale? PAR PIERRE BILIC