Les Loups sont en Turquie et le moral est au beau fixe. La victoire à Mons, pour clôturer le premier tour, a fait du bien. Tout comme la qualification en Coupe à Genk, trois jours plus tôt.
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Les Loups sont en Turquie et le moral est au beau fixe. La victoire à Mons, pour clôturer le premier tour, a fait du bien. Tout comme la qualification en Coupe à Genk, trois jours plus tôt.Le plus heureux de tous est peut-être Jan Van Steenberghe. Suite à l'exclusion de Silvio Proto, il avait joué une petite vingtaine de minutes sur le terrain des champions. Et brillé lors de la séance des tirs au but. "Ce fut un match important pour moi, évidemment", dit-il. "Mais ma seule apparition en championnat, contre Malines, était encore plus importante. Proto était blessé et j'étais monté sur le terrain avec un objectif précis: prouver à mon club, mais surtout à moi-même, que j'avais encore le niveau de la D1. Je n'avais plus joué en première division depuis un an et demi. Je m'en étais bien sorti face aux attaquants malinois et j'étais rentré au vestiaire avec une conviction: je pouvais encore tirer mon épingle du jeu à ce niveau".A Genk, il commença par gagner une guéguerre psychologique avec Wesley Sonck, charger de botter le penalty consécutif à la faute et à la carte rouge de Proto. "Il faisait gelant et j'étais sur le banc au moment de la faute", explique Van Steenberghe. "L'entraîneur avait déjà fait deux changements et un de nos réservistes se préparait à monter au jeu. J'avais compris que je ne jouerais pas. Quand j'ai vu l'arbitre sortir la carte rouge pour Proto, j'étais tout à fait froid, j'avais les pieds gelés. Mais je devais directement affronter Sonck en face à face. Je me suis rendu dans le rectangle et j'ai longé plusieurs fois la ligne de mon but. Pour déstabiliser Sonck et en même temps pour m'échauffer un peu. éa a marché. Mon petit cirque a énervé Sonck et il a tiré au-dessus". Cette entrée remarquée n'a pas suffi pour que Van Steenberghe reste dans le but lors du match à Mons. "Bien sûr, j'espérais jouer. Mais, d'un autre côté, je savais que le coach n'allait pas changer de gardien sous prétexte que j'avais stoppé deux penalties à Genk. J'ai retrouvé le moral: c'est déjà ça. Je me suis convaincu que je pouvais encore être dans le coup en D1 et j'espère enfin être débarrassé de tous mes pépins physiques. Depuis que je suis à La Louvière, je n'ai pas été gâté". (P. Danvoye)